La Turquie bombarde un village en Syrie

27/07/15 à 08:20 - Mise à jour à 08:20

Des chars turcs ont bombardé un village du nord de la Syrie tenu par les forces kurdes, faisant au moins quatre blessés parmi les combattants, ont rapporté lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et des militants.

La Turquie bombarde un village en Syrie

Portrait d'Abdullah Öcalan © Reuters

Les bombardements ont visé dans la nuit de dimanche à lundi le village de Zor Maghar, dans la province d'Alep, à la frontière turque, a précisé l'ONG.

Une nouvelle vague de frappes aériennes en cours contre les rebelles du PKK en Irak

Les chasseurs-bombardiers de l'armée de l'air turque ont mené dimanche soir une nouvelle vague de frappes contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak, ont rapporté les chaînes d'informations turques.

Peu après 20h00 locales (17h00 GMT), plusieurs F-16 ont décollé de leur base de Diyarbakir (sud-est) et ont pris la direction des monts Kandil, où se trouvent les bases arrière du mouvement rebelle, ont précisé CNN-Türk et NTV.

La première vague, conduite dans la nuit de vendredi à samedi, a fait voler en éclats le cessez-le-feu entre Ankara et le mouvement, qui tenait tant bien que mal depuis 2013.

Le PKK a qualifié samedi d'"agression" les bombardements menés par l'armée turque et estimé qu'ils avaient "rompu les conditions du cessez-le-feu" entre ses combattants et les forces de sécurité turques.

Le gouvernement turc a ordonné ces frappes après une série d'attaques attribuées ces derniers jours à des militants proches du PKK contre des policiers. Le mouvement kurde a aussi revendiqué mercredi l'assassinat de deux policiers dans la ville de Ceylanpinar (sud-est), à la frontière avec la Syrie, en représailles à l'attentat suicide de Suruç (sud), attribué au groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui a fait 32 morts et une centaine de blessés parmi de jeunes militants de la cause kurde.

Le régime du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan avait engagé à l'automne 2012 des discussions de paix avec le chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, pour tenter de mettre un terme à la rébellion qui a fait 40.000 morts depuis 1984. Ce processus n'a jusque-là abouti à aucun accord.

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