La très opaque succession du président ouzbek

05/09/16 à 14:08 - Mise à jour à 16:31

Source: Afp

La mort du président ouzbek Islam Karimov ouvre une page inédite pour ce pays d'Asie centrale qui n'a pas connu d'autre chef d'Etat en 25 ans d'indépendance et sans dauphin officiellement désigné. Mais c'est aussi un test pour l'Asie centrale toute entière, dirigée par des hommes forts et confrontée à la montée de l'islam radical. Plongée dans ce pays qui fut longtemps le passage obligé de la Route de la soie.

Dans le cadre somptueux de sa ville natale Samarcande, joyau sur la Route de la Soie, l'Ouzbékistan a enterré samedi son leader, ancien apparatchik soviétique qui s'est maintenu au pouvoir à l'indépendance en 1991 puis a été réélu sans discontinuer jusqu'à sa mort vendredi à 78 ans des suites d'une hémorragie cérébrale. Face à l'opacité du régime, les Ouzbeks restent dans l'expectative concernant la succession de celui qui a assuré la stabilité pendant plus d'un quart de siècle dans cet Etat musulman frontalier de l'Afghanistan, au coeur des luttes d'influence entre Russie, Chine et Occidentaux, au prix selon ses détracteurs d'une répression sans merci.
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