Live La sortie de l'UE se fera sans "précipitation", affirme un Boris Johnson hué devant chez lui

24/06/16 à 06:02 - Mise à jour à 21:22

Les Britanniques se sont prononcés en faveur du "Leave", à près de 52%. Le Premier ministre David Cameron a annoncé son intention de démissionner.

La sortie de l'UE se fera sans "précipitation", affirme un Boris Johnson hué devant chez lui

Boris Johnson, le maire de Londres © REUTERS

  • Le pétrole baisse fortement après la victoire du Brexit

    Les cours pétroliers ont fortement baissé vendredi, suivant la débâcle générale des marchés à la suite du vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne (UE), même si ses conséquences n'étaient pas évidentes pour le marché de l'or noir.

    Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en août a perdu 2,47 dollars, soit environ 5%, à 47,64 dollars sur le New York Mercantile Exchange, qui a annoncé son niveau de clôture avec une demi-heure de retard sur l'horaire habituel.

    A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a reculé de 2,50 dollars, là aussi un déclin de quelque 5%, à 48,41 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

    "C'est largement lié à tout ce qui s'est passé depuis hier en Europe, c'est-à-dire le vote britannique pour quitter l'UE", a résumé Bart Melek, de TD Securities. "Cela a attisé les craintes pour la croissance mondiale."

    Les marchés financiers étaient dans l'ensemble pris de court vendredi par la victoire du Brexit au référendum de la veille, avec sur les Bourses européennes des chutes du même ordre de grandeur qu'au moment de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008.

    En ce qui concerne le pétrole, les investisseurs se demandent "ce qui va se produire (...) en premier lieu pour l'économie mondiale" et donc la demande en énergie, a souligné Gene McGillian, de Tradition Energy.

    Autre conséquence de ce scrutin, l'euro et la livre britannique chutaient sur le marché des changes, alors que "le dollar monte au détriment d'actifs comme le pétrole", comme l'a noté M. Melek.

    Les échanges pétroliers pâtissent en général de la force du billet vert car ils sont libellés en monnaie américaine et deviennent donc moins intéressants pour les acheteurs munis d'autres devises.

    Malgré ce contexte défavorable, les observateurs remarquaient dans l'ensemble que les cours pétroliers limitaient leurs pertes par rapport à des actifs plus directement concernés, comme les actions européennes.

    "Même si le marché du pétrole a fortement baissé, il s'est un peu stabilisé et se maintient au-dessus de ses plus bas niveaux de la semaine précédente", a souligné M. McGillian.

    "Mais vu les incertitudes, on ne peut vraiment pas établir si (le Brexit) est désormais complètement intégré dans les cours", a-t-il reconnu.

  • Les dirigeants irlandais rejettent l'idée d'un référendum de réunification

    Les dirigeants irlandais et de la province britannique d'Irlande du Nord ont rejeté un appel du Sinn Fein à organiser un référendum sur la réunification de l'île après la décision des Britanniques de sortir de l'Union européenne.

    Le Premier ministre irlandais Enda Kenny a estimé qu'il y avait "des questions bien plus urgentes dans l'immédiat".

    Selon les médias irlandais, le Parlement, en vacances actuellement, sera rappelé pour une session d'urgence lundi sur la décision britannique de quitter l'UE.

    La Premier ministre d'Irlande du Nord Arlene Foster a aussi rejeté l'idée d'un tel référendum.

    L'Irlande du Nord a voté en majorité pour rester dans l'UE, contrairement au Royaume-Uni dans son ensemble. Ce résultat a conduit le Sinn Fein, pro-Europe, à réclamer la tenue du référendum de réunification.

    "Nous sommes entraînés dans le sillage d'un vote en Angleterre... Le Sinn Fein va maintenant faire pression pour un référendum sur la frontière", a dit le président du parti Declan Kearney.

    La possibilité d'une telle consultation est prévue dans les accords de paix de 1998 qui ont mis fin à des décennies de conflit armé entre républicains et unionistes. Mais avec comme condition qu'il y ait un large soutien de l'opinion publique. "Ce qui n'est pas le cas", a affirmé Mme Foster.

  • Le MR ne voit pas l'utilité d'un débat à la Chambre avant mardi

    Le chef de groupe MR à la Chambre, Denis Ducarme, ne voit pas l'utilité d'un débat à la Chambre avant le sommet européen de mardi. Le Premier ministre Charles Michel a déjà eu l'occasion d'exposer, mercredi et jeudi, au nom du gouvernement sa vision en comité d'avis des questions européennes et en séance plénière, a-t-il rappelé vendredi.

    Le président du PS, Elio Di Rupo, et la cheffe de groupe à la Chambre, Laurette Onkelinx, ont réclamé vendredi que la Chambre puisse se réunir en séance plénière afin de donner au premier ministre Charles Michel un mandat qu'il défendra au Conseil européen la semaine prochaine.

    "Je m'étonne de la demande de Mme Onkelinx qui devrait savoir que le Premier ministre a déjà répondu par deux fois au parlement sur l'éventualité d'un Brexit. Au nom du gouvernement, le Premier ministre a expliqué son projet de refondation de l'Europe. De mon point de vue, compte tenu de la clarté du message et des débats qui ont déjà eu lieu, un débat lundi n'est pas nécessaire", a expliqué M. Ducarme.

  • 73 députés quitteront le Parlement européen

    Le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne aura des conséquences sur la composition des groupes au Parlement européen. Septante-trois membres le quitteront. Le groupe le plus affecté sera celui des "conservateurs et réformistes européens" (ECR) dont fait partie la N-VA.

    Le groupe qui s'est constitué autour des "tories" perdra 21 des 73 députés qu'il compte et descendra à la cinquième place en importance, alors qu'il occupe actuellement la troisième place. Le groupe socialiste perdrait vingt députés mais resterait à la deuxième place derrière le Parti populaire européen (PPE, conservateurs) qui ne sera pas affecté.

    Le groupe Europe des libertés et de la démocratie directe, qui compte dans ses rangs les Italiens du Mouvement 5 étoiles, perdra les 22 députés de l'Ukip et ne pourra plus être considéré comme un groupe.

    Le Parlement européen

    Le Parlement européen © BELGA

  • La raison d'être du TTIP reste "forte" malgré le Brexit, selon Washington

    Les Etats-Unis ont assuré vendredi que la raison d'être du traité de libre-échange commercial en discussion avec l'Union européenne (TTIP) restait "forte" en dépit du vote britannique en faveur du Brexit.

    "La raison d'être économique et stratégique du TTIP reste forte", a assuré le représentant spécial au Commerce extérieur américain, Michael Froman, dans un communiqué transmis à l'AFP.

    Depuis 2013, les Etats-Unis et l'UE tentent de s'entendre sur un vaste accord qui supprimerait les barrières douanières et règlementaires entre les deux blocs mais qui rencontre de fortes résistances de part et d'autre de l'Atlantique.

    A priori, la Grande-Bretagne, qui a décidé jeudi par référendum de quitter l'UE, ne sera plus directement associée à un éventuel accord que Washington veut boucler d'ici à la fin de l'année.

    "Nous évaluons l'impact de la décision du Royaume-Uni", a commenté M. Froman, qui chapeaute les négociations sur le TTIP côté américain.

    Fin avril, le président américain Barack Obama avait menacé le Royaume-Uni de "passer en queue de peloton" de ses relations commerciales en cas de sortie de l'Union européenne.

    "Nous avons hâte de poursuivre notre engagement avec l'Union européenne et nos relations avec le Royaume-Uni", a simplement indiqué M. Froman dans un communiqué.

    Le prochain round de discussions commerciales sur le TTIP doit avoir lieu en juillet en Europe.

  • Brexit: un divorce en solitaire

    On nous parle du Brexit comme d'un divorce. Il n'est rien de plus faux. D'abord parce qu'un seul intervenant s'est déclaré en l'occurrence. Ensuite parce que les partenaires, de toute manière, ne sont pas, comme dans un couple, de statut égal.

    >> Une opinion de Jacques De Decker, à lire ici.

    A l'annonce des résultats, dans un pub anglais.

    A l'annonce des résultats, dans un pub anglais. © REUTERS

  • Les prochaines étapes pour l'UE après la victoire du Brexit

    Après avoir suspendu son agenda au résultat du référendum britannique, l'UE a plongé dès vendredi matin dans une intense séquence de rendez-vous pour fixer un nouveau cap aux Européens et préparer leur vie sans le Royaume-Uni.

    >> Lire la suite

    Martin Schulz, président du Parlement européen

    Martin Schulz, président du Parlement européen © AFP/Frederick Florin

  • Peeters et ses experts créent un "helpdesk" pour répondre aux questions des entreprises

    Le ministre de l'Economie, Kris Peeters, et le groupe d'experts qu'il a constitué pour analyser les conséquences pour les entreprises belges d'un retrait du Royaume-Uni de l'UE ont convenu vendredi de mettre sur pied un "helpdesk" central pour répondre aux questions que ne manqueront pas de se poser les sociétés belges, ont-ils annoncé, tout en rejetant tout sentiment de "panique".

    "Il a été convenu que la FEB (Fédération des Entreprises de Belgique) mais aussi d'autres organisations (patronales) vont prendre l'initiative de rassembler toutes les questions des entreprises et que nous allons organiser un 'helpdesk' (...) pour formuler des réponses", a affirmé M. Peeters (CD&V) à l'issue d'une réunion d'urgence de ce groupe d'experts.

    Placé sous la direction de l'homme d'affaires et baron Paul Buysse (Bekaert), ce groupe est composé notamment du gouverneur de la Banque nationale, Jan Smets, du président de BNP Paribas Fortis, Herman Daems, et du patron du port de Zeebrugge, Joachim Coens.

    Selon différentes études, la Belgique pâtirait d'un retrait de la Grande-Bretagne de l'Union à hauteur de 0,5% du PIB, soit 2,1 milliards d'euros. Un Brexit pourrait entraîner la perte de 12.000 emplois chez nous.

    M. Buysse a toutefois appelé lors d'un point de presse les entreprises "à ne pas paniquer", expliquant que les négociations avec Londres sur les modalités d'un Brexit ne débuteraient qu'en octobre et devraient durer deux ans.

  • L'Oracle voit ce que vous ne voulez pas voir

    David Cameron et Angela Merkel

    David Cameron et Angela Merkel © Belga

  • Plus de 6 millions de tweets sur le Brexit, le camp du "Leave" a dominé les débats.

    La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a suscité plus de six millions de tweets entre jeudi et vendredi matin, et la campagne qui a précédé le référendum a été dominée par les partisans du Brexit, a indiqué le réseau social vendredi.

    6,4 millions de tweets ont été échangés à ce sujet entre jeudi 6H00 GMT, à l'ouverture des bureaux de vote, et vendredi 9H00, peu après le discours où David Cameron annonçait sa démission prochaine, a précisé Twitter sur son blog.

    Le pic a été atteint lors du discours du Premier ministre britannique, avec 13.300 tweets par minute.

    A titre de comparaison, la mort du musicien Prince avait généré plus de huit millions de tweets en quelques heures au mois d'avril.

  • A Bruxelles, l'aigreur et la peine après le Brexit

    La peine et l'aigreur dominent à Bruxelles quelques heures après la victoire du Brexit. Reportage au coeur du quartier européen.

  • Plusieurs Diables Rouges n'obtiendraient plus de permis de travailler en Angleterre

    Les Britanniques viennent de voter en faveur de la sortie du Royaume-Unis de l'Union Européenne. Au-delà des conséquences politiques, économiques ou sociales que cela pourrait engendrer, cette décision aura aussi des répercussions sur le sport et en particulier sur le football.

  • Jean-Claude Juncker rassure les fonctionnaires européens britanniques

    Dans une lettre envoyée aux fonctionnaires européens vendredi et diffusée par l'Agence Europe, le président de la Commission Jean-Claude Juncker se dit "personnellement très attristé" de l'issue du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il tient également à rassurer les fonctionnaires européens, principalement de nationalité britannique, sur leur avenir professionnel.

    Le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

    Le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. © EPA

  • La sortie de l'UE se fera sans "précipitation", affirme un Boris Johnson

    La sortie de l'Union européenne votée par les Britanniques se fera "sans précipitation", a déclaré vendredi le chef de la campagne pour le Brexit, Boris Johnson, hué devant sa porte par des manifestants pro-UE.

    "Il n'y pas besoin de se précipiter", a déclaré l'ex-maire conservateur de Londres devant la presse lors de sa première apparition publique depuis l'annonce du résultat, après avoir été hué par une centaine de personnes en colère devant son domicile du nord de Londres.

    "Honte à vous", "Vous allez le payer !", a hurlé la foule en le huant, tentant d'empêcher sa voiture de progresser tandis que la police essayait de faire barrage.

  • Le référendum britannique doit servir de "réveil" à l'UE

    Le résultat du référendum britannique devra servir de "réveil" à l'UE pour "changer sa politique", au risque d'entrer sinon sur "une voie dangereuse de régression pour nos peuples", a mis en garde vendredi le Premier ministre grec Alexis Tsipras

    "Le discours présomptueux des eurocrates enrage les peuples (...), nous avons besoin de changement des politiques et des mentalités pour dresser une barrière à l'euroscepticisme" et aux politiques nationalistes et d'extrême droite, a-t-il martelé devant les médias.

    Cette victoire du Brexit doit être soit "le réveil du somnambule qui avance dans le vide, soit le début d'une voie dangereuse de régression pour nos peuples", a-t-il souligné.

    Il a rappelé que "les politiques de rigueur extrême qui ont aggravé les inégalités" ou celles "de migrations à la carte" et de la fermeture de frontières ont contribué "à aggraver les inégalités et le fossé entre le nord et le sud de l'Europe" et à faire monter l'extrême droite.

    "C'est une journée difficile qui confirme la crise d'identité en Europe" et "porte un coup" à l'UE, a-t-il ajouté.

  • Des dizaines de milliers de Britanniques signent une pétition pour un 2e référendum

    Après la victoire serrée (51,9%) en faveur du Brexit vendredi, des dizaines de milliers de Britanniques réclament un second référendum sur la question du maintien dans l'Union européenne.

    Plus de 115.000 personnes avaient déjà signé vendredi en début d'après-midi la pétition en ligne. Sous la charge, le site a même été mis un temps hors service.

    Le gouvernement britannique répond normalement à toutes les pétitions atteignant au moins 10.000 signatures. Si 100.000 signatures sont récoltées, la pétition est analysée par le Parlement.

    Les signataires font valoir que le taux de participation n'a pas atteint 75% et qu'aucun des camps n'a réuni 60% des voix.

    Selon les données officielles, 72% des Britanniques ont pris part au vote et 51,9% d'entre eux se sont manifestés en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

  • Boris Johnson: la sortie de l'UE se fera sans "précipitation"

    La sortie de l'Union européenne votée par les Britanniques se fera "sans précipitation", a déclaré vendredi le chef de la campagne pour le Brexit, Boris Johnson, hué devant sa porte par des manifestants pro-UE.

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  • L'UE doit éviter un effet domino du Brexit

    Le président polonais Andrzej Duda a qualifié de "triste nouvelle" l'issue du référendum britannique sur le maintien du pays dans l'Union européenne. Il faut maintenant éviter tout effet domino, selon lui.

    Depuis Cracovie, M. Duda a estimé que le référendum devait être un appel à l'unité, ainsi qu'une opportunité de réflexion.

    "Ne trouvez-vous pas que l'UE impose trop aux pays qui en font partie?", a-t-il demandé.

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