La SNCB supprimerait beaucoup de premiers et derniers trains

09/05/14 à 10:32 - Mise à jour à 10:32

Source: Le Vif

Les associations de voyageurs francophone et néerlandophone navetteurs.be et TreinTramBus, ainsi que l'organisme de défense des consommateurs Test-Achats, expriment conjointement dans un communiqué jeudi leurs craintes relatives à des suppressions de premiers et derniers trains, à la suite de l'entrée en vigueur fin 2014 du nouveau plan de transport de la SNCB.

La SNCB supprimerait beaucoup de premiers et derniers trains

Si la SNCB a présenté dans les grandes lignes les nouveaux horaires qui entreront en vigueur dès le mois de décembre, elle "n'a par contre pas communiqué que beaucoup de premiers et derniers trains seront supprimés".

"Il est difficile de chiffrer ces suppressions, car elles touchent toutes les régions", a précisé à Belga Gianni Tabbone, de l'ASBL navetteurs.be. "L'exemple le plus frappant" est la suppression qui risque de toucher les voyageurs empruntant le premier train IC 1704 au départ de Saint-Ghislain. Celui-ci démarre actuellement à 4h23 et "partira bientôt à 5h32, rendant ainsi impossible une arrivée avant 6h00 à Bruxelles". Une pétition sera d'ailleurs transmise à la SNCB au sujet de cette ligne.

Les auteurs du communiqué craignent également la suppression à long terme de certains trains en heure de pointe aux points d'arrêt des zones rurales, "comme à Yves-Gomezée". "La desserte sur les grandes relations est correcte, mais elle se fait au détriment des lignes locales", a poursuivi Gianni Tabbone.

Les associations, qui saluent parallèlement les renforcements sur certaines lignes, notamment Bruxelles-Liège, s'interrogent encore sur la nécessité de renforcer les liaisons vers l'aéroport de Bruxelles, comme le prévoit le plan, par exemple au départ de Mons. "Cet axe n'était, selon nous, pas prioritaire" mais cette mesure viserait aussi "à rentabiliser la redevance Diabolo", a souligné le représentant de navetteurs.be.

Elles critiquent enfin l'importance de la redevance facturée par Infrabel au transporteur et réclament plus de transparence dans la communication aux usagers. "La redevance facturée à la SNCB" pour faire circuler les trains sur le réseau Infrabel représente "2,5 fois plus" que ce qui est demandé aux Pays-Bas, dénoncent les associations, qui mettent dès lors "le gouvernement fédéral devant ses responsabilités".

En outre, l'annonce de la SNCB de communiquer en septembre aux usagers les nouveaux horaires ne convient pas aux différents organismes. "C'est trop tard", a conclu Gianni Tabbone, "car certains pensent déjà à renouveler leurs abonnements".

De son côté, la SNCB rappelle jeudi qu'elle "a effectué un tour des provinces pour détailler le plan", et qu'il est encore impossible "de dire l'impact exact du plan sur les horaires", qui restent pour l'instant "approximatifs". "Nous communiquerons dès que nous aurons les informations, pour ne pas mettre les voyageurs devant le fait accompli."

Mais "nous faisons face à plusieurs contraintes, comme maintenir le quota train/km" et renforcer le réseau "avec une enveloppe identique", alors que le nombre d'usagers "est passé en dix ans de 140 millions à 223 millions".

"Il nous faut tenir compte de la demande", qui est analysée au moyen de comptages réguliers, pour déterminer les lignes à renforcer. Concernant l'infrastructure "Diabolo", les renforcements ont ainsi été décidés "par rapport à cette demande", précise la SNCB.

Ce plan vise par ailleurs "un retour à la normale plus rapide en cas d'incidents, pour éviter l'effet boule de neige", a-t-elle ajouté.

Belga

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