La secte Boko Haram responsable de l'enlèvement de 7 Français selon Paris

20/02/13 à 11:28 - Mise à jour à 11:28

Source: Le Vif

La "secte Boko Haram" a vraisemblablement "procédé" à l'enlèvement mardi de sept Français au Cameroun, emmenés au Nigéria, a dit mercredi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en écartant un lien éventuel avec la guerre française au Mali. Paris, en outre, invite ses ressortissants à quitter l'extrême nord du Cameroun.

La secte Boko Haram responsable de l'enlèvement de 7 Français selon Paris

© Reuters

Interrogé sur l'existence de ce lien par la chaîne de télévision France 2, il a répondu: "A l'heure actuelle, non". "Mais la méthode, oui. Ce sont des groupes qui se réclament du même fondamentalisme, qui ont les mêmes méthodes que ce soit au Mali, en Somalie ou au Nigéria", a-t-il ajouté.

Sept touristes français, dont quatre enfants, ont été enlevés mardi dans l'extrême nord du Cameroun puis emmenés au Nigeria voisin. Il s'agit du premier enlèvement de Français depuis le début de la guerre lancée par la France le 11 janvier au Mali pour en déloger des groupes islamiques armés.

Boko Haram ("l'éducation occidentale est un péché", en langue haoussa), qui n'a jamais revendiqué jusqu'à présent d'enlèvements, affirme combattre pour la création d'un Etat islamique. Le groupe comprendrait plusieurs factions avec différentes revendications.

Les violences liées à Boko Haram et leur répression sanglante par les forces de l'ordre ont fait 3.000 morts depuis 2009.

Par ailleurs, la France appelle ses ressortissants à quitter l'extrême nord du Cameroun. "Les français qui se trouveraient actuellement dans l'extrême nord du Cameroun doivent impérativement se mettre en lieu sûr et quitter la zone au plus vite", a demandé le ministère français des Affaires étrangères, au lendemain du rapt de sept touristes français.

Compte-tenu de ces enlèvements, "il est formellement déconseillé de se rendre dans la région Extrême Nord du Cameroun (des rives du Lac Tchad au Sud de Maroua) et à la frontière avec le Nigeria jusqu'à nouvel ordre", précise le ministère.

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