La Russie et la Chine aurait une vision "proche" de la question ukrainienne

04/03/14 à 11:20 - Mise à jour à 11:20

Source: Le Vif

Tandis que le secrétaire d'État américain recontrait les membres du gouvernement par intérim en Ukraine, le Président russe s'est lui entrenu avec son homologue chinois. Leurs position sur la crise actuelle serait "proche"

La Russie et la Chine aurait une vision "proche" de la question ukrainienne

© Reuters

16h30 : John Kerry vient de s'entretenir avec le nouveau gouvernement ukrainien, dont l'actuel Président Oleksandr Turchynov et le Premier ministre Arseniy Yatsenyuk.
Le président russe Vladimir Poutine s'est quant à lui entretenu par téléphone avec son homologue chinois Xi Jinping, a indiqué le Kremlin. D'après Moscou, leur position sur la crise ukrainienne serait "proche" .

16h00 : Après les États-Unis, c'est au tour de la Commission européenne d'annoncer une aide de l'UE destinée à l'Ukraine afin que celle-ci puisse régler sa dette pour le gaz russe. C'est ce qu'a annoncé le commissaire européen à l'Energie, Gunther Oettinger. L'Union européenne compte également mettre en place des sanctions visant les personnalités de l'ancien régime ukrainien coupables de détournement de fonds publics et de violations des Droits Humains, apprend-on via l'Express.

15h45 : Poutine vient d'annoncer qu'il n'y avait pas de troupes russes en Crimée, pourtant, selon la BBC, les forces ukrainiennes sont maintenant encerclées par des soldats russes lourdement armés. Par ailleurs, les gardes-frontières ukrainiens viennent d'affirmer que des navires de guerre russes bloquaient les deux extrémités du détroit de Kerch, qui sépare la Crimée de la Russie (France24). De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov est arrivé à Madrid où il s'entretiendra avec Catherine Ashton. 15h10 : l'OSCE se prépare à déployer ses observateurs en Ukraine. Elle attend toutefois encore l'aval de certains états, dont la Russie. Pendant ce temps, une manifestation pro-russe s'est formé à Kharkiv (la deuxième plus grande ville d'Ukraine) rapporte la BBC. "En cas d'attaque, nous nous placerons sous la protection de la Russie, pas sous celle des autorités Ukrainiennes", a déclaré le porte-parole des manifestants..

14h40 : La confrontation à Belbek est terminée. Les troupes ukrainiennes sont retournées à leur caserne sur ordre du Colonel Yuliy Mamchu qui a toutefois affirmé que la situation restait "tendue et dangereuse". Plus tôt dans la matinée, les forces russes qui encerclent la base aérienne ukrainienne de Belbek, près de Sébastopol en Crimée, ont tiré des coups de semonce sur les militaires ukrainiens qui tentaient de s'approcher. La Russie a par ailleurs accepté de rencontrer demain les resposables de l'OTAN afin de dsicuter de la crise en Ukraine, a déclaré la ministre italienne des affaires étrangères Federica Mogherini.

14h 10 - La Belgique condamne fermement l'intervention russe en Ukraine

Le gouvernement fédéral réuni en comité restreint a fait le point mardi matin sur la situation en Ukraine, avec l'aide de l'ambassadeur belge auprès de l'Union européenne et de l'adjoint du représentant permanent auprès de l'OTAN. A l'issue de la réunion, le Premier ministre Elio Di Rupo et le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders ont répété devant la presse la position des puissances occidentales. La Belgique réclame le respect de l'intégrité du territoire et de la souveraineté de l'Ukraine. Elle condamne fermement l'intervention russe et demande le retour des troupes russes dans leurs casernes. "Nous demandons aussi le respect des droits des minorités et leur protection, en Russie et en Ukraine", a indiqué M. Di Rupo. L'objectif reste la désescalade des tensions et un dialogue entre les parties. L'Union européenne menace de sanctions telles que la suspension des négociations en cours sur les conditions de visa, voire le gel d'actifs. Huit pour-cent du gaz consommé en Belgique vient de Russie, a répondu M. Di Rupo à la question d'un journaliste, alors que certains préconisent des sanctions économiques contre Moscou. Les États membres de l'UE et de l'OTAN sont en concertation quasi permanente ces derniers jours et les jours prochains sur la situation de l'Ukraine. La Commission européenne devrait présenter mercredi les contours d'une aide pour le pays. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, quant à eux, se réunissent jeudi à Bruxelles où ils s'entretiendront notamment avec le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk. Dans le concert de soutiens occidentaux au gouvernement de Kiev, M. Reynders se rendra dans la capitale ukrainienne lundi prochain en compagnie de ses homologues néerlandais et luxembourgeois (Benelux).

14h10 : Selon Reuters, l'acheminement de gaz russe en Europe à travers l'Ukraine n'est pour l'heure pas affecté par les troubles qui ont lieu dans la région)

14h00 : D'après le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, "une provocation délibérée" pourrait engendrer de dangereuses conséquences en Ukraine (BBC)

13h 45 : Alors que Washington devrait prendre des sanctions supplémentaires à l'égard de Moscou, un milliard de dollars devrait être octroyé à l'Ukraine par les États-Unis.

13h 25 : Le secrétaire d'État américain est arrivé à Kiev (France24) tandis que des observateurs de l'OSCE doivent se rendent en Crimée demain, à la demande des nouvelles autorités ukrainiennes.

13h 20 : les soldats ukrainiens à l'aéroport de Belbek ont rendu leurs armes aux soldats pro Russes (France24)

Même s'il n'a plus d'avenir politique, Viktor Ianoukovitch reste le Président légitime de l'Ukraine, les nouvelles autorités s'étant constituées de manière illégale. La Russie n'exclut pas une possible intervention en Crimée, qu'elle considère comme une "mission humanitaire" et avertit la communauté internationale que les sanctions à son encontre ne changeront rien à sa politique. C'est ce qui ressort de la conférence de presse tenue par Vladimir Poutine il y a environ une heure.

12h50 : "les menaces de sanctions ne changeront pas la position russe sur l'Ukraine", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Le porte-avion USS George H.W. Bush a rejoint la Mer Égée

Au cas où la situation se dégraderait en Ukraine, les États-Unis disposent dès à présent d'une flotte aéronavale impressionnante aux alentours de Mer Noire. 17 vaisseaux, 3 sous-marins et le porte-avion USS George H.W. Bush sur lequel 90 avions de chasse et hélicoptères en tous genres sont prêts à partir en opération. La flotte a rejoint la Mer Égée hier après-midi et il n'est pas nécessaire qu'elle obtienne l'accord de la Turquie pour passer en Mer Noire, car la Crimée se trouve déjà dans son rayon d'action. La Russie à quant à elle déployé dans la région ses S-400, qui comptent parmi les plus puissants systèmes anti-aérien et antimissile au monde.

12h29 : Dans son allocution, Poutine a prévenu les Etats qui envisagent des sanctions contre la Russie que toutes ces menaces étaient "contre-productives et nuisibles". Il a notament fait référence aux dirigeants du G7 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada, France, Allemagne, Italie et Japon) qui ont annoncé ce week-end qu'ils suspendaient leur participation aux préparatifs du sommet du G8, prévu à Sotchi.Vladimir Poutine a également assuré qu'il ne reconnaîtrait pas les résultats des élections en Ukraine si elles avaient lieu dans un tel climat de "terreur". Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'une "révolution" mais d'un "coup d'état anticonstitutionnel".

12h05 : Invoquant le droit des nations à l'auto-détermination, le Président russe a déclaré ne pas chercher à annexer la Crimée.

11h 55: Poutine réaffirme que "le seul chef de l'Etat légitime en Ukraine est Viktor Ianoukovitch" et confirme que ce dernier a bien fait appel à la Russie pour protéger le peuple ukrainien. Même s'il considère toujours Viktor Ianoukovitch comme le président légitime en Ukraine, Vladimir Poutine a reconnu qu'il n'avait plus d'avenir politique. "Je lui ai déjà dit", a-t-il assuré. Poutine explique également qu "s'il n'a pas de troupes militaires en Crimée pour l'instant, il se réserve le droit de recourir à toutes les options en cas de troubles dans l'est de l'Ukraine".

11h 35 : Selon Vladimir Poutine, qui vient d'entamer une conférence de presse pour la télévision russe, les "évenements de Kiev constituent un coup d'État anticonstitutionnel et une prise de pouvoir par les armes" (propos receuillis par la BBC)

11h 15 : Le Président Vladimir Poutine était censé prendre la parole, mais la retransmission de son discours a été interrompue, selon France24.

11 h 10 Un journaliste de l'AFP annonce la venue du nouveau Premier ministre ukrainien à Bruxelles jeudi.

11 h Le face-à-face se poursuit à la base aérienne de Belbek. Des soldats ukrainiens de la base aérienne ont demandé aux troupes (possiblement) russes de pouvoir avoir accès à leurs avions. La réponse russe à la demande ukrainienne est attendue rapidement d'après un journaliste de Haaretz (@AnshelPfeffer) présent sur place. Pour rappel, "la base est contrôlée par des forces pro-russes" selon Associated Press. Les militaires russes "ont procédé à des tirs de sommation face aux soldats ukrainiens qui souhaitaient reprendre leur job."

10h44 : Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier est sorti d'un entretien "long et difficile" avec son homologue russe Sergueï Lavrov. Cette discussion n'a pas permis de dire qu'une solution à la crise ukrainienne est en vue, a-t-il dit à Genève. "J'ai eu un entretien difficile, long et très sérieux, mais il n'a pas été suffisant pour dire qu'une solution est en vue. Je ne peux pas lancer un signal pour dire que nous sommes en bonne voie de trouver une solution et que l'Ukraine et la Russie vont se parler." Frank-Walter Steinmeier, chef de la diplomatie allemande

10 h : Le secrétaire d'État américain John Kerry est attendu à Kiev ce mardi pour apporter son soutien au nouvelles autorités. Moscou a prévenu que des sanctions à l'encontre de la Russie mettraient fin à la dépendance économique du pays vis-à-vis des Etats-Unis et ainsi à la domination américaine dans le système financier mondial.

09 h : Vladimir Poutine a ordonné aux 150 000 hommes mobilisés mercredi à la frontière entre l'Ukraine et la Russe - opération qui n'avait officiellement aucun lien avec la crise ukrainienne - de regagner leurs casernes, les "exercices militaires ayant été un succès".

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