La Russie appelle Damas à mettre sous contrôle international ses armes chimiques

09/09/13 à 17:05 - Mise à jour à 17:05

Source: Le Vif

La Russie appelle la Syrie à placer sous contrôle international son arsenal chimique pour éviter des frappes occidentales, et attend une réponse rapide de Damas, a déclaré lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

La Russie appelle Damas à mettre sous contrôle international ses armes chimiques

© Reuters

"Nous appelons les dirigeants syriens a non seulement accepter de placer sous contrôle international leur stock d'armes chimiques, et ensuite à le détruire, mais aussi à rejoindre pleinement l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques", a déclaré M. Lavrov dans une brève allocution, quelques heures après avoir rencontré le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem à Moscou.

"Nous avons déjà transmis cette proposition au ministre syrien des Affaires étrangères, M. Mouallem, qui se trouve à Moscou, et espérons une réponse rapide et positive", a-t-il ajouté.

"Nous ne savons pas si les Syriens sont d'accord avec cela, mais si la mise sous contrôle international des armes chimiques dans ce pays permet d'éviter des frappes, nous nous mettrons rapidement au travail avec Damas", a-t-il assuré.

M. Lavrov s'exprimait alors que son homologue américain, le secrétaire d'Etat John Kerry, avait déclaré un peu plus tôt à Londres que le président syrien Bachar al-Assad pourrait éviter des frappes en mettant sous contrôle son arsenal chimique.

"Bien entendu il (Bachar al-Assad) pourrait restituer l'intégralité de son arsenal chimique à la communauté internationale, dans la semaine à venir, tout rendre, tout sans délai (...) Mais il n'est pas prêt de le faire, et il ne le peut pas", a dit M. Kerry.

Jen Psaki, porte-parole du département d'Etat, a toutefois insisté ensuite sur le caractère "rhétorique" de la remarque de John Kerry, en soulignant qu'elle ne saurait être interprétée comme un ultimatum ou à une offre de négociation à l'adresse d'un "dictateur brutal" indigne de confiance.

"Le secrétaire d'Etat se livrait à un argument rhétorique sur l'impossibilité et l'improbabilité de voir Assad rendre des armes chimiques qu'il a démenti avoir utilisées. S'il respectait les normes internationales en place depuis cent ans, il n'aurait pas commencé par recourir à des armes chimiques pour tuer plus de 1.000 hommes, femmes et enfants", a commenté le porte-parole.

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