La police de Ferguson teste le "pistolet de la deuxième chance"

25/02/15 à 12:32 - Mise à jour à 12:30

Alors que l'image de la police de la ville de Ferguson dans le Missouri se ternit depuis 2014, une société américaine décide de leur faire tester une nouvelle arme. L' "Alternative" permettrait aux policiers de tirer une balle non létale pour maîtriser leur cible.

La police de Ferguson teste le "pistolet de la deuxième chance"

Capture d'écran © Alternative Ballistics

En août 2014, Ferguson est devenu le lieu de nombreuses émeutes à la suite du décès de Michael Brown, un Afro-Américain âgé de 18 ans tué par la police locale.

Depuis début février, comme le révèle Rue89, les policiers de la ville testent une nouvelle arme qui permettrait d'éviter que le premier tir d'une arme de poing ne soit mortel. Baptisé "Alternative", le procédé a été inventé par la société américaine "Alternative Ballistics".

Le dispositif

L'invention consiste en une sorte de prothèse orange qui se fixe sur le canon de l'arme. Cet embout pourrait être installé sur le pistolet en seulement trois secondes. Une fois mis en place, une boule composée de métal à l'intérieur et de plastique à l'extérieur permettrait de ralentir la première balle tirée par l'arme.

Si la balle est tirée, celle-ci voit sa vitesse se réduire par 5 par rapport à la vitesse normale, comme l'explique CNN. L'embout servirait ainsi d'airbag, provoquant une atténuation de l'impact et permettant une neutralisation de la cible. Même si le risque de tuer est réduit, il n'est pas totalement éliminé. Ce premier tir, atténué, enlève ensuite la prothèse pour que les tirs suivants soient, quant à eux, tout à fait normaux.

Une vraie solution ?

Comme le précisent les concepteurs, l'enjeu de ce dispositif est d'offrir une seconde chance, aussi bien à l'officier de police qu'à la personne en face. Ferguson est actuellement la seule ville à faire tester ce dispositif à ses officiers. Selon le journal régional UT San Diego, qui cite le concepteur Christian Ellis, "deux autres services de police, dans l'Ohio et en Californie " s'apprêtent aussi à suivre le même entraînement.

L'idée ne fait toutefois pas encore l'unanimité aux Etats-Unis, étant donné qu'elle n'a encore jamais été testée en conditions réelles et que la mise en place du dispositif laisse perplexe. Il faudra attendre les premiers retours pour juger de la capacité de ce nouveau mécanisme.

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