La poisse s'abat sur le nouveau président Hollande

16/05/12 à 07:16 - Mise à jour à 07:16

Source: Le Vif

Tempête météorologique et économique pour cette journée d'investiture de François Hollande. Le nouveau président a dû braver la pluie, le vent et même la foudre, pendant que la crise grecque est en train d'ébranler la zone euro.

La poisse s'abat sur le nouveau président Hollande

© Reuters

Nicolas Sarkozy a passé la campagne à dire qu'après lui, ce serait le chaos. On ne pensait pas qu'il aurait raison si tôt.
Blague à part, François Hollande a vécu une drôle de journée ce mardi. À peine la partie de la cérémonie à l'intérieur de l'Elysée terminée, la pluie a commencé à tomber avec ardeur sur Paris. Le nouveau chef de l'Etat a dû ainsi passer en revue les troupes sous une violente averse.

Celle-ci s'est poursuivie lors de la remontée des Champs-Elysées alors que François Hollande saluait la foule par le toit ouvrant de sa voiture. Si bien qu'il est arrivé sous l'Arc de Triomphe complètement trempé. Aux Tuileries, il a ensuite affronté la grêle lorsqu'il s'est agi de saluer la mémoire de Jules Ferry.
Et le calvaire ne s'est pas arrêté là. Quelques minutes après le décollage de son avion présidentiel de l'aéroport de Villacoublay, l'appareil a été touché par la foudre. Il a ainsi été contraint à l'atterrissage. Et le président de la République a changé d'avion pour honorer son rendez-vous avec la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin.

L'ouragan grec

Au-delà de ces considérations météorologiques, somme toute anecdotiques, un autre coup de tonnerre a retenti. C'était à Athènes, mais il a été entendu dans toutes les capitales européennes. La Grèce va devoir organiser de nouvelles élections législatives. Tous les partis ont échoué à constituer une alliance gouvernementale.

La nouvelle est tombée en pleine cérémonie d'investiture. Pire, des dirigeants évoquent ouvertement une sortie grecque de la zone euro. "Si les engagements n'étaient pas tenus, il y a des révisions appropriées à faire et cela veut dire soit des financements supplémentaires et du temps supplémentaire, soit des mécanismes de sortie, qui devraient être une sortie ordonnée dans ce cas, a déclaré Christine Lagarde, patronne du FMI. C'est quelque chose qui serait extraordinairement coûteux et qui présenterait de grands risques, mais ça fait partie des options qu'on est obligé de regarder techniquement."

Son successeur à Bercy, sur le départ, François Baroin a lui aussi évoqué cette possibilité. En l'absence d'un "gouvernement stable" à Athènes, la "question deviendra certainement plus sensible", a-t-il prévenu sur Europe 1. Enfin, l'Insee a publié la croissance française au premier trimestre. Elle sera nulle. On serait presque tenté de dire comme cette journée.

Par Matthieu Deprieck, L'Express

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