La Marine belge vient au secours de 200 migrants en Méditerranée

29/05/15 à 15:25 - Mise à jour à 15:25

Source: Belga

Le navire de commandement et de soutien logistique Godetia de la Marine belge s'est porté vendredi matin au secours d'un bâtiment en détresse en mer Méditerranée, venant en aide à quelque 200 migrants, a-t-on appris de sources concordantes.

La Marine belge vient au secours de 200 migrants en Méditerranée

Le Le A960 Godetia en 2005. © DR - wikimedia.org

Le Godetia, qui patrouille depuis dimanche en Méditerranée centrale dans le cadre de l'opération européenne Triton, a rencontré en matinée, lors d'une patrouille, un navire en panne de moteur qui transportait de 195 à 250 personnes, selon les sources.

L'agence européenne Frontex a précisé à l'agence Belga que l'"incident" était toujours en cours vers 14h00. Le navire belge a d'abord pris à son bord une septantaine de personnes en priorité, des femmes et des enfants, selon une source sûre à Bruxelles.

L'objectif est de les embarquer tous à bord - l'armée belge évoque le chiffre de 195 personnes - et de les amener en sécurité dans un port italien, a indiqué une source militaire.

L'opération de recherche et sauvetage est menée en coopération avec les autorités italiennes et maltaises, en coordination avec Frontex, l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières extérieures de l'espace Schengen, et le centre de coordination des secours (le "Maritime Rescue and Coordination Centre", MRCC) de Rome.

Le A960 Godetia et son équipage - renforcé - de 110 personnes, sous le commandement du capitaine de frégate Philippe Decock, avaient appareillé le 13 mai dernier de la base navale de Zeebrugge. Il avait reçu le lendemain l'ordre de rejoindre la Méditerranée afin de participer, pour une durée maximale de deux mois, à l'opération Triton. Cette opération a été mise en place en novembre dernier pour aider l'Italie à contrôler ses frontières maritimes et récupérer les migrants sur des embarcations en perdition qui tentent de traverser la Méditerranée depuis l'Afrique, souvent au péril de leur vie.

Elle est distincte de celle, plus agressive, que l'EU s'apprête à lancer, sans doute le mois prochain, pour "neutraliser" les réseaux de trafiquants qui embarquent par centaines des migrants candidats à une vie meilleure en Europe.

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