La guerre civile oubliée de Côte d'Ivoire

23/03/11 à 12:25 - Mise à jour à 12:25

Source: Le Vif

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a jugé qu'il s'agissait "potentiellement d'un crime contre l'humanité". Le jeudi 17 mars, des tirs à l'arme lourde attribués aux forces du président sortant Laurent Gbagbo ont fait de 25 à 30 morts parmi les habitants du quartier d'Abobo à Abidjan, un fief des partisans du président élu Alassane Ouattara.

La guerre civile oubliée de Côte d'Ivoire

Dans l'ouest du pays, les combats entre les deux camps ont repris. La rébellion des Forces nouvelles, proche de Ouattara, a conquis le lundi 21 mars une cinquième localité à ses adversaires, Bioléquin. Bref, la guerre civile a repris dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, à nouveau déchiré depuis l'élection présidentielle du 28 novembre qui a vu la victoire d'Alassane Ouattara contestée par le camp de Laurent Gbagbo. Or, la communauté internationale semble impuissante ou indifférente. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé que la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire "devait remplir son rôle plus efficacement". Une porte-parole d'Alassane Ouattara a appelé l'ONU à "passer à l'action" pour "protéger les civils", une supplique qui résonne comme les cris d'alarme lancés par les habitants de Benghazi en Libye...

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