La fin du couple Bruni-Sarkozy? Sarko veut croire au complot

06/04/10 à 11:47 - Mise à jour à 11:47

Source: Le Vif

Après un conseiller de Nicolas Sarkozy, son avocat, Maître Thierry Herzog, n'exclut pas une "machination" derrière la propagation sur internet de rumeurs sur le couple présidentiel.

La fin du couple Bruni-Sarkozy? Sarko veut croire au complot

© EPA

La garde sarkozyste prend position. Après le conseiller élyséen Pierre Charon vendredi dans Rue89, c'est au tour de l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, de s'exprimer sur les rumeurs qui courent depuis plusieurs semaines sur le couple présidentiel.

La justice souhaite établir si ceux qui ont fait paraître ces rumeurs "l'ont fait pour eux-mêmes ou l'ont fait étant instrumentalisés, soit par des officines, soit des particuliers qui auraient souhaité déstabiliser la vie de couple Sarkozy", a-t-il déclaré sur RTL. Pour l'avocat, le simple fait que deux rumeurs croisées soient publiés dans le même temps, l'une concernant Carla Bruni, et l'autre Nicolas Sarkozy, "à qui on prête pour chacun une liaison totalement infondée, permet de penser que ce n'est certainement pas neutre".

Et de crier à la machination

"Je ne peux pas exclure une machination ou que certaines personnes aient eu envie, soit par intérêt personnel, soit par intérêt financier ce qui serait encore plus immoral, de tenter de déstabiliser le président de la République et son épouse", ajoute Thierry Herzog.

Vendredi, dans un article mis en ligne sur le site Rue89, Pierre Charon, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, s'était déjà demandé si ces rumeurs ne seraient pas "une espèce de complot organisé avec des mouvements financiers". Il avait estimé qu'une procédure judiciaire était indispensable pour mettre un terme à cette "ignominie". "Nous voulons aller jusqu'au bout pour que cela ne se reproduise plus jamais. Comme on dit, la peur doit changer de camp", expliquait Pierre Charon.

Rachida Dati dément toute implication

Dans un communiqué, lundi, la société des journalistes du Journal du Dimanche, dans lequel la rumeur avait démarré, a cependant jugé "inacceptable le ton menaçant et inquisiteur de ces propos sans précédent" tenus par le conseiller du chef de l'Etat. Elle a souligné que les deux salariés mis en cause avaient quitté leurs fonctions et que le directeur du journal avait écrit une lettre d'excuses au couple présidentiel.

De son côté, l'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati a démenti avoir colporté les rumeurs sur le couple présidentiel. Dans un communiqué, la députée européenne "proteste avec indignation contre les allégations de certains organes de presse lui prêtant une quelconque responsabilité dans la propagation de rumeurs absurdes et inadmissibles sur la vie privée du couple présidentiel".

Elle dit également se réserver le droit d'agir en diffamation contre ceux qui reprendraient cette allégation, "la reliant de surcroît à la suppression naturelle de sa protection policière, présentée comme une sanction".

Le Canard Enchaîné avait évoqué une possible disgrâce de Rachida Dati en révélant mercredi dernier que la députée avait été forcée, au soir du premier tour des élections régionales, de se séparer de sa voiture de fonction et de son escorte de trois policiers, restés à sa disposition après son départ du gouvernement. Le ministère de l'Intérieur avait alors affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une mesure personnelle mais d'une réorganisation globale des équipes de protection.

Le Journal du dimanche (JDD) est cependant revenu à la charge ce week-end, avançant que l'Elysée avait mandaté les services de renseignement pour identifier l'origine des rumeurs sur Nicolas Sarkozy et son épouse Carla. Selon l'hebdomadaire, ces investigations auraient conduit à soupçonner l'ancienne ministre de la Justice. Dans un communiqué, Dominique Sopo, président de SOS-Racisme, s'est étonné que "le nom de Rachida Dati soit jeté en pâture".

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