La fabrique des diplomates de Poutine

20/03/16 à 13:54 - Mise à jour à 13:53

Source: Le Vif/l'express

Le rôle décisif de la Russie au coeur de la crise syrienne témoigne de l'efficacité du prestigieux Institut d'Etat des relations internationales. Plongée au coeur de l'école d'influence de Moscou.

Il est partout, Sergueï Lavrov. Dans l'annuaire des anciens élèves, à la Une du magazine du campus, sur la coque des smartphones qui portent son effigie, dans l'hymne de l'école (dont il est l'auteur), au conseil d'administration (qu'il préside), dans le grand amphi, où il prononce une leçon inaugurale tous les 1er septembre. Bref, il est omniprésent dans l'esprit et le coeur des 6 500 étudiants du MGIMO - l'Institut d'Etat des relations internationales de Moscou - qui, tous sans exception, le tiennent pour un modèle. On peut les comprendre : le ministre des Affaires étrangères personnifie à la fois l'excellence de cette fabrique de diplomates et le retour de la Russie sur la scène internationale. Diplômé du MGIMO en 1972, le chef de la diplomatie russe en est ressorti avec une connaissance parfaite du cinghalais (la langue du Sri Lanka), du divehi (celle des îles Maldives), une maîtrise totale de l'anglais et un niveau de français correct, pas assez élevé toutefois pour qu'il le parle couramment. Initialement affecté au Sri Lanka, Sergueï Lavrov, arménien par son père, est ultérieurement devenu ambassadeur de la Fédération de Russie auprès des Nations unies (1994-2004), avant d'occuper le fauteuil de ministre des Affaires étrangères, depuis douze ans. Considéré comme l'un des diplomates les plus habiles, influents et expérimentés de la planète, c'est lui qui a négocié le récent cessez-le-feu en Syrie avec son homologue américain John Kerry. Lui qui suit au jour le jour l'évolution de la crise ukrainienne. Lui qui parcourt le monde comme ambassadeur de Vladimir Poutine.
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