La décision de justice sur les écoutes de Sarkozy à son insu prévue vendredi

10/03/14 à 18:14 - Mise à jour à 18:14

Source: Le Vif

L'ex-président Nicolas Sarkozy saura vendredi si la justice française interdit ou non la diffusion d'enregistrements embarrassants réalisés par un ex-conseiller, alors que son retour en politique se heurte par ailleurs au scandale de sa possible implication dans un trafic d'influence présumé.

La décision de justice sur les écoutes de Sarkozy à son insu prévue vendredi

© Image Globe

Cette décision sera rendue par le Tribunal de grande instance de Paris, saisi par les époux Sarkozy qui réclament des dommages-intérêts à cet ex-conseiller du chef de l'État, Patrick Buisson, et l'interdiction de toute nouvelle diffusion des bandes litigieuses. Les premières diffusions d'extraits par le site d'informations Atlantico ont sidéré la France: conversations de travail mais aussi échanges privés, critiques de tel ou tel ministre, ironie sur la femme du président, Carla Bruni, tout y passe.

Selon les plaignants, les enregistrements réalisés par Patrick Buisson l'ont été de manière clandestine durant le quinquennat Sarkozy, entre 2007 et 2012. Ces conversations "n'avaient aucune vocation à se retrouver fixées et diffusées dans le public", selon l'assignation déposée en leur nom. Si l'avocat de M. Buisson, Gilles-William Goldnadel, considère l'action en justice comme "moralement légitime", il assure que son client n'est pour rien dans la diffusion des bandes. L'ex-conseiller affirme ne plus disposer des bandes et a annoncé son intention de porter plainte pour "vol et recel".

Outre le retrait des enregistrements, sous astreinte de 5.000 euros par jour de retard, l'ex-couple présidentiel demande chacun un euro de dommages et intérêts à Atlantico et 30.000 euros à l'ancien conseiller, qui seraient reversés intégralement à une fondation de lutte contre le sida.

Cette affaire des enregistrements de Patrick Buisson est sans lien avec la mise sur écoute par la justice française de Nicolas Sarkozy, à la demande de juges enquêtant sur le financement d'une de ses campagnes électorales, révélée vendredi par le journal Le Monde.

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