La Croatie permettra le passage sans encombre des migrants

16/09/15 à 12:51 - Mise à jour à 12:51

La Croatie a assuré mercredi qu'elle allait permettre le passage sans encombre des migrants en route vers l'Europe occidentale et a convoqué une réunion de son Conseil de sécurité nationale pour discuter de la gestion de la crise migratoire.

La Croatie permettra le passage sans encombre des migrants

© Belga

"Ils (les migrants) pourront passer par la Croatie et nous travaillons à ce propos ( ). Nous sommes prêts à accepter ces gens, quelles que soient leur religion et la couleur de leur peau, et à les diriger vers les destinations où ils souhaitent se rendre, l'Allemagne et la Scandinavie", a déclaré le Premier ministre Zoran Milanovic, répondant aux élus croates, lors d'une session du Parlement.

Le Premier ministre croate faisait ces déclarations alors que les premiers migrants sont entrés dans la matinée dans ce pays de l'Union européenne, plus de 150 selon lui.

"Ces gens sont ici (...) mais ne veulent pas venir en Croatie, ou en Hongrie et je ne comprends pas où est le problème de les laisser passer", a dit M. Milanovic qui s'est livré à une virulente critique de la Hongrie, pays qui a fermé sa frontière aux migrants.

"Je n'approuve pas la politique de Budapest et la considère comme nuisible et dangereuse. La construction de murs n'arrêtera personne et envoie un message horrible", a-t-il insisté en faisant référence à la clôture barbelée érigée par la Hongrie le long des 175 km de frontière avec la Serbie.

"Ils (les migrants) seront autorisés à passer par la Croatie et nous travaillons intensément à ce propos (...) nous n'allons pas oublier que nous sommes des êtres humains, la plupart d'entre nous des chrétiens. Nombreux en Europe affirment fièrement être chrétiens mais leur comportement est tout le contraire", a ajouté M. Milanovic.

La présidente croate Kolinda Grabar Kitarovic, a, de son côté, mis en garde "contre les conséquences de la vague des migrants et ses potentielles répercussions sociales, économiques et sécuritaires". "Il est nécessaire de convoquer une réunion du Conseil de sécurité nationale sur cette question", précise un communiqué de la présidence. La réunion pourrait avoir lieu ce vendredi ou mardi prochain.

Le Conseil de sécurité nationale regroupe outre le chef de l'État, notamment le Premier ministre, les ministres de la Défense, de l'Intérieur et de la Justice, ainsi que les chefs de la police et des services de renseignements.

Avec AFP

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