La boîte noire pourrait livrer ses premiers élements dans l'après-midi

25/03/15 à 14:00 - Mise à jour à 14:00

Source: Belga

L'analyse de la "boîte noire", récupérée dans les décombres de l'Airbus A320 de Germanwings, pourrait livrer ses premiers éléments mercredi après-midi, alors que des familles des 150 victimes sont attendues sur le site de la catastrophe.

La boîte noire pourrait livrer ses premiers élements dans l'après-midi

La boîte noire de l'Airbus A320 de Germanwings. © Belga

La "boîte noire" récupérée, le Cockpit voice recorder, qui enregistre tous les sons et conversations du cockpit, a été "très, très abimée", selon le procureur de Marseille chargé du dossier, Brice Robin. Mais les enquêteurs gardent l'espoir de trouver une explication à cette catastrophe qui endeuille l'ensemble du continent européen. "Nous espérons les premiers résultats en fin d'après-midi, mais (...) ça pourrait prendre plusieurs jours pour avoir tous les résultats", a déclaré le procureur. Pour l'heure, "aucune hypothèse n'est écartée" hormis celle d'une explosion en vol, a répété mercredi le Premier ministre français, Manuel Valls. "L'hypothèse terroriste n'est pas privilégiée", a précisé son ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Les plus grands morceaux de corps ne sont pas plus grands" qu'un attaché-case

Une gigantesque et périlleuse opération de récupération des restes des victimes a repris dès la levée du jour sur les flancs de la gorge escarpée où l'avion de la filiale low-cost de Lufthansa assurant la liaison entre Barcelone et Düsseldorf a heurté la montagne.

"Il est prévu 200 enquêteurs sur zone dès qu'elle sera sécurisée par la gendarmerie de haute montagne", a indiqué le procureur. Douze d'entre eux ont déjà commencé à identifier les corps, mais "ça va prendre des jours et même des semaines". "Les plus grands morceaux de corps que nous avons repérés ne sont pas plus grands" qu'un attaché-case, avait déclaré mardi soir un enquêteur.

La deuxième "boîte noire", celle qui enregistre les données techniques du vol, est toujours activement recherchée, notamment par des militaires français spécialisés en montagne, des chasseurs alpins.

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