La Belgique appelle à la non-violence en Tunisie

13/01/11 à 14:09 - Mise à jour à 14:09

Source: Le Vif

Après de nouveaux affrontements violents dans la banlieue ouest de Tunis, le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere lance un appel au respect des droits de l'homme et à la retenue dans l'usage de la force en Tunisie.

La Belgique appelle à la non-violence en Tunisie

© EPA

Les émeutes ont fait en un mois plusieurs dizaines de morts. La violence des affrontements entre les manifestants et la police a interpellé l'Union Européenne mais aussi la Belgique. Le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere prône un apaisement par le dialogue entre les autorités et les aspirations exprimées par les manifestants.

La haute représentante de l'Union européenne, Catherine Ashton avait elle aussi fait part de ses inquiétudes quant aux événements en Tunisie. M. Vanackere a annoncé que le gouvernement belge se ralliait pleinement à la déclaration de Mme Ashton.

La Tunisie doit respecter ses engagements

Steven Vanackere a rappelé l'importance des engagements de la Tunisie dans le domaine des droits de l'homme et des droits fondamentaux dans le cadre de la coopération entre la Tunisie et l'Union européenne.

Lors d'un entretien avec son homologue tunisien, Kamel Morjane, et le nouvel ambassadeur de Belgique à Tunis, Patrick De Beyter, M. Vanackere s'est dès lors dit "quelque peu rassuré". En effet, le ministre tunisien a reconnu la gravité de la situation actuelle et a déploré les victimes mortelles, tout en formulant l'espoir que le calme revienne le plus vite possible.

"La volonté des autorités tunisiennes de prendre à bras le corps une des causes des manifestations, à savoir le taux de chômage élevé dans le pays, est ressortie de l'entretien", conclut M. Vanackere.

66 morts depuis la mi-décembre

"Nous avons une liste nominative. On a recensé 58 morts depuis le début des troubles, hors Tunis. On vient de recevoir confirmation de 8 morts et 50 blessés dans la nuit dans l'agglomération de Tunis", a déclaré Mme Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l'homme (FIDH).

"C'est un massacre qui continue. La priorité des priorités aujourd'hui est de l'arrêter", a-t-elle ajouté.


Le Vif.be, avec Belga

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