L'ONU "horrifiée" par le niveau des violences, appelle à un accès à Alep

19/11/16 à 18:46 - Mise à jour à 18:46

Source: Belga

L'ONU s'est dit "horrifiée" par l'escalade des violences en Syrie et a appelé à un accès immédiat à Alep, dont les quartiers rebelles de l'est sont violemment bombardés par les forces du régime syrien.

L'ONU "horrifiée" par le niveau des violences, appelle à un accès à Alep

© AFP

"Les Nations unies sont extrêmement attristées et horrifiées par la récente escalade des violences dans plusieurs régions de Syrie et appellent toutes les parties à cesser les attaques indiscriminées contre les civils et les infrastructures civiles", ont déclaré le coordinateur humanitaire de l'ONU pour la Syrie Ali al-Zaatari et le coordinateur humanitaire régional Kevin Kennedy.

Cette réaction intervient alors que des bombardements d'une violence inouïe sont menés par le régime syrien sur les quartiers rebelles de la ville d'Alep où plus de 250.000 personnes subissent les affres d'un siège de plus de quatre mois.

Les bombardements du régime, qui ont repris mardi, ont tué près de 100 personnes selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et forcé écoles et hôpitaux à fermer leurs portes.

MM. Zaatari et Kennedy ont dit que l'ONU avait un plan pour porter assistance à la population assiégée d'Alep.

"L'ONU a partagé avec toutes les parties en conflit à Alep et les Etats concernés un plan humanitaire détaillé pour fournir une aide urgente aux habitants d'Alep-Est, ainsi que pour mener les évacuations des malades et des blessés", ont-ils affirmé.

"Il est impératif que toutes les parties acceptent le plan et nous permettent un accès immédiat et sûr pour fournir de l'aide à ceux qui sont dans le besoin dans l'est d'Alep, mais également dans toutes les autres parties de Syrie" où les gens ont besoin d'aide, ont-ils ajouté.

L'ONU n'a pas eu accès au secteur rebelle d'Alep, soumis à un siège du régime syrien depuis la mi-juillet.

Le régime de Damas est déterminé à reprendre coûte que coûte la partie est d'Alep qui lui échappe depuis 2012. Les forces progouvernementales contrôlent l'ouest de cette cité au riche passé historique.

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