"L'Occident a deux ennemis en Syrie, Bachar et Daech"

26/09/15 à 10:07 - Mise à jour à 10:11

Source: Belga

"En Syrie, nous avons deux adversaires: Assad et Daech. C'est ça qui fait la complexité de la situation", a lancé Charles Michel lors de l'Assemblée générale de l'ONU, en espérant un changement de position de la Russie.

"L'Occident a deux ennemis en Syrie, Bachar et Daech"

Charles Michel © Belga Image

Le Premier ministre belge Charles Michel est arrivé vendredi à New York pour participer durant une semaine à sa première Assemblée générale de l'ONU comme chef de gouvernement. Mais dans un contexte marqué par de nombreuses crises à la périphérie de l'Europe et avec la volonté de défendre des valeurs auxquelles la Belgique est traditionnellement très attachée, comme la démocratie, le respect de l'Etat de droit et le multilatéralisme, a-t-il indiqué.

Cette semaine devrait aussi être riche en contacts bilatéraux au plus haut niveau, pour évoquer, outre les questions de développement, des sujets comme la lutte contre le terrorisme et la situation au Moyen-Orient, Syrie en tête, a-t-il expliqué à quelques journalistes.

Car la guerre civile en Syrie a provoqué, outre 240.000 morts, l'exode de millions de réfugiés dans les pays voisins et désormais en Europe, confrontée à un afflux sans précédent de demandeurs d'asile.

"En Syrie, nous avons deux adversaires: (le président Bachar al)-Assad et Daech (l'acronyme arabe du groupe terroriste Etat islamique). C'est ça qui fait la complexité de la situation", a lancé le Premier ministre depuis l'enceinte des Nations unies, en espérant un changement de position de la Russie, jusqu'ici soutien inconditionnel du régime de Damas en vue de définir une stratégie plus forte de sortie de crise.

Charles Michel n'a toutefois pas exclu une option militaire, confirmant des propos déjà tenus à Bruxelles sur une éventuelle participation de la Belgique à des opérations aériennes en Syrie.

Daech gagne de l'influence en Afghanistan, selon un rapport de l'ONU

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) accroît son influence en Afghanistan aux dépens des talibans, selon un rapport d'un comité d'experts de l'ONU vendredi.

"Le nombre de groupes et d'individus qui font ouvertement allégeance à l'EI ou s'en déclarent proches continue d'augmenter dans plusieurs provinces d'Afghanistan", relève le rapport du comité Al-Qaida/talibans. Il cite des estimations des forces de sécurité afghanes selon lesquelles "environ 10% des membres de l'insurrection active dominée par les talibans sont des sympathisants de l'EI". Mais ce chiffre "n'est pas statique car les ralliements changent pendant la saison des combats" en cours.

"Il y a apparemment une expansion virale de la marque Etat islamique", explique le rapport, qui signale que des groupes peu ou prou liés à l'EI ont été signalés dans 25 provinces en Afghanistan par des sources gouvernementales afghanes.

Les nouveaux ralliés sont en majorité des individus recrutés dans les groupes d'insurgés existants. Certains sont en désaccord avec la direction centrale des talibans et veulent afficher une identité distincte en se démarquant des talibans "traditionnels".

Parmi les ralliés figurent aussi des sympathisants d'Al-Qaida et "un très petit nombre" de non Afghans venus directement d'Irak et de Syrie, qui forment selon le gouvernement le noyau dur de l'EI dans le pays.

Les groupes loyaux à l'EI combattent régulièrement les forces gouvernementales mais il est rare qu'ils affrontent militairement les autres composantes de l'insurrection, soulignent les experts.

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