L'extrême droite européenne groupée contre "le monstre de Bruxelles"

29/01/16 à 09:51 - Mise à jour à 09:50

Source: Belga

L'extrême droite européenne s'est livrée jeudi soir à une attaque en règle contre le "monstre" que serait l'Union européenne, au cours d'une réunion à Milan (nord de l'Italie).

"Nous devons lutter pour l'indépendance et la souveraineté, contre le monstre de Bruxelles", a ainsi lancé Marcel de Graaff, du Parti de la liberté (PVV) néerlandais, co-président avec Marine Le Pen, du Front national français (FN), de ce petit groupe de députés européens europhobes intitulé "Europe des Nations et des Libertés" (ENL).

L'ENL tenait sa première convention à Milan, organisée par la Ligue du Nord, le parti anti-euro et anti-immigrés italien.

"Le projet de l'UE a échoué, nous avons versé des milliards que nous ne contrôlons pas. Nous avons généré un monstre dictatorial et ce montre est appelé UE", a poursuivi le député néerlandais. L'UE "n'a pas de solution, n'apporte pas la paix mais apporte des centaines de milliers d'immigrés clandestins qui menacent nos femmes et nos enfants", a-t-il ajouté. Plusieurs représentants de partis membres de l'ENL ont pris la parole au cours de la soirée pour dénoncer aussi bien la Commission de Bruxelles "non élue mais qui négocie les traités" internationaux, que les arrivées massives d'immigrés et réfugiés ou la monnaie unique. Matteo Salvini, chef de la Ligue du Nord, a critiqué une Europe qui "s'écroule sous la faim, l'immigration et le chômage". "Sont-ils vraiment des imbéciles ou sont-ils payés pour faire les imbéciles ?", a-t-il lancé à propos des responsables des institutions européennes.

"Ils veulent une Europe avec peu d'Européens et beaucoup d'immigrés, ils payent leurs erreurs avec notre argent", a-t-il ajouté. Marine Le Pen a reçu une ovation debout du public, constitué de plusieurs centaines de militants et sympathisants de ces partis qui se définissent de droite ou "patriotiques", présents dans la salle des congrès de la foire de Milan placée sous haute surveillance policière. "La crise grecque a démontré que la monnaie unique est contre la démocratie", a-t-elle déclaré, dénonçant au passage les sanctions contre la Russie ou l'allégeance aux intérêts américains.

"On n'en peut plus de cette Union européenne qui envahit de plus en plus notre intimité", a-t-elle ajouté, appelant à un retour aux monnaies nationales qui marquerait la fin de l'austérité en Europe, selon ses dires.

En savoir plus sur:

Nos partenaires