L'école devient obligatoire de 6 à 16 ans en Côte d'Ivoire

13/07/15 à 21:29 - Mise à jour à 21:29

Source: Belga

Le président Alassane Ouattara a décidé de rendre l'école "obligatoire" pour les enfants de 6 à 16 ans en Côte d'Ivoire, une mesure qui devrait entrer en vigueur dès la rentrée scolaire prochaine (2015-2016).

L'école devient obligatoire de 6 à 16 ans en Côte d'Ivoire

Le président ivoirien Alassane Ouattara. © AFP

La Politique de scolarisation obligatoire (PSO), annoncée trois mois avant la présidentielle d'octobre, vise à "donner à toutes les filles et à tous les fils de notre pays le droit à l'éducation, à une formation de qualité", a affirmé M. Ouattara, à l'issue d'un séminaire gouvernemental sur le sujet.

Ce projet, qui constitue l'"une des grandes ambitions" du gouvernement, va coûter 700 milliards de francs CFA (1,06 milliard d'euros), dont une grande partie sera destinée à payer les salaires de près de 5.000 instituteurs et professeurs de collège à recruter, selon un communiqué du gouvernement.

Une ordonnance, qui précisera notamment "les moyens de réintégrer les enfants qui ont quitté le système éducatif", sera rapidement prise pour permettre la mise en oeuvre du programme "en raison du délai assez court" (deux mois) jusqu'à la prochaine rentrée scolaire, d'après ce texte. Une loi sera votée à terme.

Près de 4 millions d'élèves ont fréquenté en 2014-2015 les établissements primaires de Côte d'Ivoire, contre plus de 144.000 enfants dans le pré-scolaire, selon les chiffres du ministère ivoirien de l'Education nationale, transmis à l'AFP.

D'après l'Onu, le taux d'alphabétisation est de 56,9% pour les adultes ivoiriens, contre 67,5% pour les jeunes, des chiffres relativement faibles pour un pays qui se veut leader en Afrique de l'Ouest francophone. La Côte d'Ivoire est classée 171e sur 187 États en terme d'Indice de développement humain par l'Onu.

Le pays est ressorti fragilisé d'une décennie de crise politico-militaire (2002-2011), dont les violences postélectorales de 2010-2011 ont constitué l'épilogue sanglant. Plus de 3.000 personnes ont péri en cinq mois.

La présidentielle d'octobre est vue comme cruciale pour la stabilisation du pays. Le président Ouattara en est le principal favori.

En savoir plus sur:

Nos partenaires