L'"Armée syrienne libre" crée un conseil militaire provisoire

16/11/11 à 12:41 - Mise à jour à 12:41

Source: Le Vif

L'"Armée syrienne libre", force d'opposition armée fondée par un colonel déserteur, a annoncé la création d'un conseil militaire provisoire pour faire tomber le régime du président Bachar al-Assad, protéger la population et prévenir l'anarchie.

L'"Armée syrienne libre" crée un conseil militaire provisoire

© Image Globe

L'ASL annonce dans un communiqué "la création par l'Armée syrienne libre d'un conseil militaire provisoire pour répondre aux nécessités de la phase actuelle et de la révolution syrienne".

Le conseil est dirigé par le colonel Riad al-Assad, qui a déserté et s'est réfugié en Turquie et qui avait annoncé en juillet la création de l'ASL, selon le texte. Le conseil comprend en outre quatre colonels, trois lieutenants-colonels et un commandant.

Il aura pour mission de veiller à la mise en oeuvre des "objectifs de l'Armée, soit faire chuter le régime actuel, protéger les biens publics et privés et empêcher l'anarchie dès la chute du régime ainsi que tout acte de vengeance", selon le communiqué.

Boycotte d'une réunion de la Ligue arabe

Par ailleurs, une réunion de la Ligue arabe se tient ce mercredi et devrait entériner la suspension de la Syrie de l'organisation. Le régime de Bachar-al-Assad a annoncé qu'il n'y participerait pas.
Huit mois après le début de la répression, la Syrie est toujours plus isolée sur la scène internationale. Après l'annonce de sanctions turques à son encontre, le régime syrien a décidé mardi de boycotter une réunion de la Ligue arabe, qui devrait entériner sa suspension de l'organisation régionale.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé dans la soirée que son pays ne participerait pas à la réunion de la Ligue arabe ni à la réunion arabo-turque prévues mercredi à Rabat.
Sous la pression de la Ligue arabe, le régime du président Bachar al-Assad avait pourtant libéré plus d'un millier de détenus "impliqués dans les évènements en Syrie et qui n'ont pas de sang sur les mains". L'organisation panarabique a suspendu Damas des travaux de l'organisation pour l'obliger à appliquer un plan arabe prévoyant notamment la libération des manifestants et le retrait des forces armées des villes.

Les violences se poursuivent

En Syrie, les violences ont continué ce mardi, au lendemain de la mort de plus de 70 personnes - dont 27 civils, 34 soldats et 12 déserteurs - , une des journées les plus meurtrières depuis le début de la contestation le 15 mars.

Cinq militaires ont été tués dans une attaque de déserteurs à Deraa (sud) selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). A Homs, haut lieu de la contestation, "19 corps sont arrivés à l'aube à l'hôpital national", rapporte l'OSDH, craignant qu'il ne s'agisse de ceux de Syriens enlevés ces deux derniers jours par les milices du régime.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a indiqué lundi que la Ligue étudiait un "mécanisme de protection des civils" en Syrie où la répression de la contestation a fait au moins 3.500 morts selon l'ONU.

Le Vif.be, avec Belga et L'Express.fr

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