L'Allemagne attend 40.000 nouveaux réfugiés ce week-end

11/09/15 à 14:07 - Mise à jour à 14:07

L'Allemagne attend 40.000 nouveaux réfugiés ce week-end, a indiqué vendredi à Prague le chef de la diplomatie de Berlin Frank-Walter Steinmeier, évoquant "peut-être le plus grand défi de l'histoire de l'UE".

L'Allemagne attend 40.000 nouveaux réfugiés ce week-end

© Reuters

Citant ces "nouveaux chiffres dramatiques" et relevant qu'"en dépit de la bonne volonté du peuple allemand, ses possibilités faiblissent", M. Steinmeier a affirmé que le défi de la crise migratoire "n'est pas gérable par un seul pays" et que "nous avons besoin de solidarité européenne".

Il a fait ces déclarations à l'issue d'une rencontre avec ses homologues hongrois, polonais, slovaque et tchèque qui venaient de refuser une nouvelle fois les quotas obligatoires de migrants proposés par l'UE et soutenus par Berlin.

"Si on ferme les frontières, on trahira nos valeurs", a insisté M. Steinmeier. "Nous devons trouver une solution européenne commune, c'est la seule possibilité", a-t-il poursuivi, relevant des points faisant l'objet d'un consensus: "une politique de retour plus efficace(réadmission des migrants par le pays d'entrée dans l'UE - ndlr), la protection des frontières améliorée...".

"Il faut mieux définir les pays d'origine sûrs", a-t-il ajouté.

"Il y a aussi des points sur lesquels nous ne sommes pas d'accord", a-t-il reconnu.

"Je soutiens Jean-Claude Juncker (qui plaide pour une répartition équitable de 160.000 réfugiés). Mais il y aura d'autres réfugiés, nous en attendons 800.000 en Allemagne cette année, j'ai dit à mes collègues qu'il ne fallait pas parler seulement de ceux qui sont maintenant en Allemagne et en Europe, mais qu'il fallait se mettre d'accord sur une répartition juste de ceux qui sont encore en route", a insisté M. Steinmeier.

Les pays du groupe de Visegrad - la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie - comptent aider un certain nombre de réfugiés mais refusent les quotas de migrants que veut leur imposer l'Union européenne, a indiqué lors de la même conférence de presse le chef de la diplomatie tchèque Lubomir Zaoralek.

Les pays qui doivent accueillir les réfugiés "doivent avoir le contrôle sur le nombre de réfugiés qu'ils sont prêts à accepter et ensuite leur offrir (leur) soutien", a dit M. Zaoralek.

De son côté, son homologue hongrois, Pieter Szijjarto, a annoncé que son pays était prêt à accueillir une conférence sur la coopération entre l'Union européenne et "les pays de l'ouest des Balkans", la Serbie et la Macédoine.

Avec AFP

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