Kirghizstan : le Premier ministre Atambaïev élu président

31/10/11 à 08:14 - Mise à jour à 08:14

Source: Le Vif

Le Premier ministre du Kirghizstan Almazbek Atambaïev a été élu dès le premier tour de la présidentielle de dimanche avec environ 63% des voix, a annoncé lundi le président de la commission électorale de cette ex-république soviétique d'Asie centrale, Touïgounaly Abdraïmov.

Kirghizstan : le Premier ministre Atambaïev élu président

© Reuters

"Selon les chiffres préliminaires, Almazbek Atambaïev a été élu président du Kirghizstan, les données définitives seront annoncées une fois que les commissions électorales régionales auront fait parvenir tous leurs originaux des protocoles" des bureaux de vote, a-t-il expliqué. Ce processus doit s'achever au plus tard dans vingt jours. "On peut dire qu'il a gagné dès le premier tour", a encore déclaré M. Abdraïmov, selon des propos retransmis à la télévision kirghize.

Après le dépouillement de 95% des bureaux de vote, M. Atambaïev a rassemblé 62,88% des voix et devance deux opposants nationalistes, Adakhan Madoumarov (14,91%) et Kamtchybek Tachiev (14,42%).

Dans la nuit de dimanche à lundi, l'état-major du Premier ministre avait déjà revendiqué une victoire, qui a été immédiatement dénoncée par les deux opposants.

Le candidat nationaliste dénonce des fraudes

L'état-major du candidat nationaliste à la présidentielle kirghize Kamtchybek Tachiev a dénoncé dimanche des fraudes assurant qu'il ne reconnaîtrait pas les résultats du scrutin. "La commission électorale centrale invente sans aucune honte des chiffres qui n'ont rien à voir avec la réalité. Les autorités ont inventé à l'avance les chiffres qui les arrangent. Nous n'avons pas l'intention de reconnaître cette élection", a déclaré à Nourgazy Anarkoulov, porte-parole de M. Tachiev.

Kamtchybek Tachiev, ex-boxeur et leader du parti nationaliste Ata Jourt qui avait d'ores et déjà menacé de faire sortir ses partisans dans la rue en cas de fraudes "annoncera ce qu'il a l'intention de faire lundi lors d'une conférence de presse", a-t-il ajouté.

La présidentielle de dimanche est cruciale par la stabilité du Kirghizstan, une ex-république soviétique qui n'a jamais connu de transfert pacifique du pouvoir depuis son indépendance depuis 1991.

Le Vif.be, avec Belga

Nos partenaires