Kinshasa : une commissaire principale belge tuée dans l'accident d'avion

05/04/11 à 10:04 - Mise à jour à 10:04

Source: Le Vif

Une femme officier de la police fédérale belge, la commissaire principale Kristina Bonnez, figure parmi les victimes de l'accident d'un avion de l'ONU qui s'est écrasé hier après-midi en République démocratique du Congo, a annoncé la ministre démissionnaire de l'Intérieur, Annemie Turtelboom.

Kinshasa : une commissaire principale belge tuée dans l'accident d'avion

© Belga/GERARD GAUDIN

La commissaire Bonnez travaillait au profit de la Mission onusienne.

Mme Turtelboom a exprimé ses condoléances à la famille et aux proches de Mme Bonnez, ainsi qu'à ses collègues de l'Inspection générale de la police fédérale, qui perdent une "collègue exemplaire".

La ministre a également rendu hommage à Kristina Bonnez pour l'excellent travail qu'elle a fourni dans le cadre de sa fonction à l'Inspection générale et ensuite auprès des Nations Unies. "Mme Bonnez a contribué de façon exemplaire à porter à l'étranger l'image de professionnalisme de la police belge", a-t-elle ajouté.

Il est tragique de devoir apprendre qu'elle a perdu la vie dans l'exercice de ses fonctions", a conclu Mme Turtelboom en parlant d'une "énorme perte personnelle pour sa famille et ses proches, mais aussi pour la police fédérale.

Au moment du crash, le porte-parole belge des Affaires étrangères, Bart Ouvry, n'avait pas exclu que deux Belges puissent se trouver à bord de l'avion. Le porte-parole des Affaires étrangères a toutefois précisé que l'information doit encore être confirmée par l'ONU.

L'accident s'est produit peu après 14H00 locales, lorsque le pilote a tenté de se poser sur la piste d'atterrissage, alors qu'une forte pluie s'abattait sur la capitale congolaise.

L'avion, un bombardier CRJ-100 immatriculé UN 834 et assurant la liaison Goma (province du Nord-Kivu, est)-Kinshasa, via Kisangani, chef-lieu de la Province orientale (nord-est), s'est brisé en plusieurs morceaux.

32 morts selon l'ONU

L'accident a fait trente-deux morts, une seule personne ayant survécu. La nationalité du survivant n'a pas encore été confirmée.

"Nous sommes désormais en mesure de confirmer qu'une seule personne a survécu sur les 33 qui se trouvaient à bord de l'avion de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) qui s'est écrasé aujourd'hui", a déclaré devant la presse le porte-parole de l'ONU Farhan Haq.

Sur place, une source aéroportuaire avait auparavant fait état de "26 morts et six blessés graves".

Il s'agit du premier accident impliquant un appareil de l'Organisation des Nations Unies depuis le début de sa mission dans ce pays depuis 1999.

Le fils d'un ex-secrétaire politique d'Agalev est une des victimes de l'accident
Jeroen Bervoets, le fils de l'ancien secrétaire politique d'Agalev Wilfried Bervoets, est une des victimes de l'accident d'avion de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco), a affirmé à l'Agence Belga la vice-présidente du parlement européen Isabelle Durant (Ecolo), alors qu'elle se trouvait, en Belgique, aux côtés de la mère de la victime.

"La famille est effondrée et attend des nouvelles de l'ONU, qui n'a pas encore cité officiellement le nom de Jeroen Bervoets", a expliqué Isabelle Durant, amie de la mère de victime.

Selon Isabelle Durant, les proches de la victime ont conclu à son décès par déduction de l'annonce du fait que la seule victime survivante était d'origine africaine. "L'ONU contrôle tout, mais il n'y a qu'un seul survivant et il est d'origine africaine", a-t-elle expliqué.

Selon Isabelle Durant, "c'était un jeune de 29 ans, brillant, qui venait d'être engagé par la Monusc pour suivre le processus électoral en République Démocratique du Congo".

"Après le décès du papa, Wilfried Bervoets, des suites d'un cancer en juillet 1998 à l'âge de 46 ans, c'est une nouvelle vie de fauchée pour la famille", a-t-elle regretté.

Le Vif.be, avec Belga

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