Ken Bone, héros improbable de l'Amérique

11/10/16 à 18:04 - Mise à jour à 18:03

Source: Afp

Son pull camionneur rouge, ses lunettes et sa moustache sont déjà vendus comme costume de Halloween, preuve que Kenneth Bone est peut-être le héros dont l'Amérique a besoin dans une campagne électorale qui racle les bas-fonds.

Ken Bone, héros improbable de l'Amérique

Ken Bone © Capture d'écran YouTube

Ken Bone est devenu instantanément célèbre dimanche après avoir posé une question sur leur politique énergétique aux deux candidats à la Maison Blanche, Donald Trump et Hillary Clinton, lors du deuxième débat présidentiel.

M. Bone ("os" en anglais, ce qui a aussi contribué à amuser les réseaux sociaux) faisait partie des électeurs indécis choisis pour poser une question.

La sienne n'était pas désintéressée: il travaille dans une centrale thermique au charbon et voulait savoir comment chacun des candidats allait protéger l'environnement tout en préservant les emplois.

Son physique rond, son ton posé et poli ont donné du répit à des téléspectateurs qui venaient d'assister à près de 90 minutes d'une joute d'une rare violence verbale entre le républicain et la démocrate.

En quelques minutes, le père de famille de Saint-Louis est devenu un mème, l'homme à interviewer et la personne à avoir sur le plateau dans les talk shows du soir.

Ses fans se surnomment déjà les Boneheads, un surnom qui joue sur le nom de famille du nouveau héros et un mot qui signifie "crétin" ou "bas-du-front" en anglais.

"C'est génial. C'est le surnom que je donne à ma famille depuis des années", s'est exclamé Kenneth Bone, lors d'une émission humoristique, le Jimmy Kimmel Show.

Comment explique-t-il sa soudaine célébrité ?

"Je pense que c'est parce que je suis un type représentatif du Midwest", a-t-il dit au Washington Post, faisant allusion à l'immense espace au centre des Etats-Unis, associé dans l'imaginaire américain au bon sens et l'intelligence pratique de ses habitants.

"J'essaye d'être le type sympa, de serrer la main et de sourire, ce genre de choses. Et le fait de voir ce type sympa qui donne envie de le serrer dans ses bras, au milieu d'un débat vraiment méchant, ben je pense que ça a frappé beaucoup de gens", a-t-il estimé.

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