"Je suis Charlie" n'est "pas le seul message de la France au monde"

20/01/15 à 14:04 - Mise à jour à 14:04

Source: Belga

"Je suis Charlie", le slogan emblématique de soutien à la liberté d'expression en France après les attentats ayant notamment ciblé le journal Charlie Hebdo, "n'est pas le seul message de la France au monde", a affirmé mardi le Premier ministre Manuel Valls.

"Je suis Charlie" n'est "pas le seul message de la France au monde"

Manuel Valls. © Belga

"Il ne faut pas réduire la France à un seul message. La France porte la liberté d'expression partout, mais elle défend aussi d'autres valeurs qui nous sont chères: la paix, le respect des convictions, le dialogue entre les religions", a-t-il déclaré lors de ses voeux à la presse, qui lui ont aussi donné l'occasion d'évoquer "les maux qui rongent" la France".

La publication en Une de Charlie Hebdo la semaine dernière d'une nouvelle caricature de Mahomet a provoqué de nombreuses manifestations anti Charlie-Hebdo et anti-françaises dans le monde musulman. Le Premier ministre a salué le "cri de ralliement" constitué par le slogan "Je suis Charlie", qui a "réuni tous les Français, beaucoup de Français" en hommage aux victimes des attentats qui ont fait 17 morts à Paris.

"Nous devons toujours éviter le piège des amalgames, des identités irréconciliables. Ce piège que nous tendent les terroristes", a-t-il toutefois souligné. Manuel Valls a évoqué les "maux" qui rongent la société alors que les attentats ont été commis par des djihadistes français issus de familles immigrées, en dénonçant un "apartheid territorial, social, ethnique". "Ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays ou des défis que nous avons à relever.

A cela, il faut ajouter toutes les fractures, les tensions qui couvent depuis trop longtemps et dont on parle peu (...) la relégation péri-urbaine, les ghettos, (...) un apartheid territorial, social, ethnique, qui s'est imposé à notre pays", a déclaré Manuel Valls. Il a évoqué aussi "la misère sociale" à laquelle "s'additionnent les discriminations quotidiennes parce que l'on n'a pas le bon nom de famille, la bonne couleur de peau, ou bien parce que l'on est une femme".

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