Italie : "ça suffit la démagogie", lance Bersani

13/04/13 à 18:04 - Mise à jour à 18:04

Source: Le Vif

Le chef du centre gauche italien, Pier Luigi Bersani, a appelé samedi aussi bien le mouvement "Cinque Stelle" de Beppe Grillo que le Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi à en finir avec la "démagogie", à un moment où la maison Italie "brûle".

Italie : "ça suffit la démagogie", lance Bersani

© Reuters

"Ca suffit la démagogie de quelque côté que ce soit. Quand la maison brûle, tout peut arriver et il est nécessaire d'affronter la crise de manière rationnelle", a-t-il lancé au cours d'un rassemblement du Parti démocrate (PD) au centre culturel Il Mitreo, dans le quartier romain de Corviale, sur le thème de la lutte contre la pauvreté.

"Qui a été la cause (de la crise politique) devrait en assumer la responsabilité", a-t-il ajouté dans une allusion aux années Berlusconi.

Il a reconnu que des électeurs italiens se demandaient pourquoi il n'y avait pas d'accord politique entre les deux plus grandes forces du pays, le PD et le PDL: "Nous devons expliquer pourquoi nous ne voulons pas de gouvernement de grande coalition".

"Parce que ce n'est pas la réponse aux problèmes", a insisté M. Bersani, qui s'est toujours refusé à une alliance avec le centre droit de Silvio Berlusconi. Ce dernier au contraire la réclame, faute de quoi, selon lui, de nouvelles élections sont nécessaires.

M. Bersani a encore fermement attaqué le mouvement opposé aux partis auquel il reproche d'avoir dit non à sa "proposition d'un gouvernement de changement sur huit points" de réformes, lui imputant une attitude incohérente qui conduit à "la destruction" de l'Italie.

Il a enfin critiqué son rival au sein même du PD, Matteo Renzi, qui l'accuse de s'entêter dans ses efforts pour trouver une solution avec les "grillini", les députés de la mouvance de Grillo. "Ceux qui disent que la politique doit aller plus vite, qu'ils ne viennent pas ensuite me trouver quand Cinque Stelle sera à 70%", a-t-il observé à son intention.

Le président du patronat Confindustria, Giorgio Squinzi, a fustigé de son côté "plus de 50 jours d'inertie totale" depuis les élections législatives de février, qui ont fait perdre "un point de produit intérieur brut" à l'Italie.

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