Italie: Bersani vainqueur de la primaire à gauche pour succéder à Monti

03/12/12 à 09:48 - Mise à jour à 09:48

Source: Le Vif

Chef du Parti démocrate (PD), Pierluigi Bersani, a été élu dimanche candidat du centre gauche italien au poste de chef du gouvernement aux élections en 2013, battant son jeune adversaire Matteo Renzi.

Italie: Bersani vainqueur de la primaire à gauche pour succéder à Monti

© Reuters

Le chef du Parti démocrate (PD), Pierluigi Bersani, a été élu dimanche candidat du centre gauche italien au poste de chef du gouvernement aux élections en 2013, battant au second tour des primaires son adversaire Matteo Renzi, selon des résultats partiels.
M. Bersani a remporté 60,8% des voix contre 39,1% à son adversaire après le dépouillement des suffrages dans 6435 bureaux de vote représentant plus des deux tiers du total, a indiqué le Comité organisateur des primaires. Cette large victoire a d'ailleurs été immédiatement reconnue par M. Renzi.

"Il était justifié de tenter sa chance et cela a été beau de le faire avec vous. Merci de tout mon coeur à vous tous", a écrit Matteo Renzi sur tweeter en s'adressant à ses partisans.

Le Parti démocrate crédité de 30% des voix aux législatives

"Je viens à peine d'appeler Bersani pour le féliciter. Cela a été une victoire nette, félicitations et bonne chance", a déclaré M. Renzi plus tard dans la soirée devant ses partisans, ajoutant "Bersani a gagné, nous non". "Je reviens à mon travail de maire" de Florence, a poursuivi M. Renzi, 37 ans, assurant le vainqueur de sa "loyauté". "Je reconnais à Renzi une présence forte et rafraichissante dans les primaires, il a apporté une grande contribution pour donner un sens à ce scrutin", a admis son adversaire M. Bersani.
"Maintenant notre prochain défi est de gagner" les législatives de 2013 "sans raconter de contes à dormir de debout" aux Italiens, a-t-il poursuivi devant ses sympathisants à Rome réunis dans un théâtre pour fêter sa victoire. M. Bersani, 61 ans, a de bonnes chances de succéder, en 2013 aux législatives prévues entre mars et avril, à l'actuel chef du gouvernement Mario Monti, tous les sondages donnant depuis des mois le PD en tête des intentions de vote.

Crainte d'une manipulation de la droite

Selon deux sondages récents, le PD est crédité de 30% à 33% des intentions de vote, loin devant le Mouvement Cinq Etoiles du blogueur Beppe Grillo (de 17% à 19%) et encore plus loin devant le Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi (14% à 16%). Les trois candidats éliminés au premier tour avaient tous apporté leur soutien à M. Bersani ce qui a facilité la tâche du secrétaire du PD. Les jours précédant le second tour ont été marqués par une polémique entre MM. Bersani et Renzi sur les modalités de participation à ce scrutin.

Ce dernier voulait qu'il soit ouvert au plus grand nombre de personnes possible au nom d'une ouverture démocratique tandis que M. Bersani souhaitait que ne puissent voter que ceux qui l'avaient déjà fait au premier tour, sauf à quelques rares exceptions justifiées.
Le chef du PD craignait que la droite italienne ne tente de falsifier, même légèrement, les résultats des primaires de la gauche en envoyant ses sympathisants voter, ce qui s'est déjà produit à plusieurs reprises dans le passé.

La polémique est retombée à la veille du second tour, mais seulement 7000 nouvelles demandes de vote ont été admises sur plus de 100 000 qui ont été déposées. A droite, la situation est bien plus compliquée. Le parti du Cavaliere, le PDL, était censé organiser des primaires le 16 décembre, mais celles-ci restent toujours incertaines. M. Berlusconi a multiplié les déclarations contradictoires à ce sujet et plus personne ne sait s'il se présentera ou non aux élections.

LeVif.be avec L'Express

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