Iran : le programme nucléaire est militaire

09/11/11 à 10:32 - Mise à jour à 10:32

Source: Le Vif

Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique dénonce des "activités à usage potentiellement militaire", preuves à l'appui. Il ouvre la voie à de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Iran : le programme nucléaire est militaire

© Reuters

Tournant dans la stratégie de la communauté internationale à l'égard de l'Iran ? Mardi, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a publié un nouveau rapport sur le programme nucléaire iranien dans lequel elle accuse l'Iran de poursuivre "des activités nucléaires à usage potentiellement militaire". Ces activités lui inspirent de "sérieuses inquiétudes". Selon des fuites parues auparavant dans les médias, des preuves probantes de la militarisation du programme nucléaire iranien seraient versées, cette fois-ci, au dossier : développement d'ogives nucléaires ; confection, avec le concours d'un expert de l'ex-URSS, de détonateurs de haute précision du type de ceux utilisés pour déclencher une réaction nucléaire ; expériences nouvelles expériences menées sur le site militaire de Parchin...

Ces constatations devraient conforter les suspicions sur la dimension militaire du programme nucléaire iranien sans toutefois prouver à 100 % que le régime de Téhéran souhaite disposer de la bombe atomique. Mais la menace sera sans doute jugée suffisamment précise par les puissances occidentales pour justifier de nouvelles sanctions, que l'attitude de la Russie et de la Chine devant le Conseil de sécurité autorisera ou non.

Menace suffisamment crédible aussi pour que soit évoquée, en Israël, l'hypothèse de frappes militaires préventives contre l'Iran dans un étonnant exercice de transparence où des positions contradictoires ont été formulées. Des chaînes de télévision israéliennes ont cependant précisé mardi soir que "la sévérité sans précédent" du rapport de l'AIEA éloignait dans un premier temps le scénario d'une attaque israélienne, le gouvernement de Benjamin Netanyahou espérant que des "sanctions paralysantes" soient prises à l'encontre de Téhéran par la communauté internationale.

G.P.

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