Iles Diaoyu/Senkaku : quand la Chine trouve des arguments en Belgique

27/10/12 à 13:07 - Mise à jour à 13:07

Source: Le Vif

L'ambassadeur de Chine en Belgique flânait chez les bouquinistes de Bruxelles le week-end dernier lorsqu'il est tombé sur une carte française ancienne qui prouve selon lui que des îles disputées avec le Japon appartiennent bien à Pékin.

Iles Diaoyu/Senkaku : quand la Chine trouve des arguments en Belgique

© Image Globe

L'ambassadeur Liao Liqiang a fait cette "découverte intéressante" concernant les îles Diaoyu dans la galerie Bortier à Bruxelles, bien connue des amateurs de livres anciens, relate-t-il dans une lettre publiée ce samedi par la presse officielle chinoise. "J'ai trouvé une carte dressée en 1832 par Pierre Lapie, lieutenant-colonel de l'armée française et Lapie fils, capitaine d'Etat-Major de l'armée française", écrit M. Liao.

"Dans cette carte, les îles Diaoyu sont marquées sous le nom de 'Tiaoyu-Su' (appellation chinoise des îles Diaoyu sous les dynasties Ming et Qing)". Le Japon nomme "Senkaku" cet archipel inhabité que par ailleurs il contrôle.

Depuis deux mois Pékin et Tokyo s'affrontent à coups de déclarations quotidiennes sur la question de la souveraineté sur les îles Diaoyu/Senkaku. Ce thème de discorde ancien est revenu en force début septembre lorsque le gouvernement japonais a décidé de nationaliser plusieurs de ces îles.

Dans cette controverse sans fin, les arguments historiques prennent une place importante. Les deux pays ont chacun de leur côté extirpé de leurs archives des documents divers, vieux traités ou cartes, prouvant selon eux leur bon droit de propriété.

L'ingénieur géographe Pierre Lapie (1777-1850), qui accompagna Bonaparte (puis Napoléon) dans ses campagnes, fut distingué sous l'Empire pour ses travaux de cartographie militaire et devint à la Restauration le premier géographe du Roi. Il fait partie des fondateurs de la prestigieuse Société de géographie.

Levif.be, avec Belga

Nos partenaires