"Il n'y pas de justification à ce coup d'Etat militaire", affirme John Kerry

22/05/14 à 20:57 - Mise à jour à 20:57

Source: Le Vif

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a condamné avec force jeudi "le coup d'Etat militaire" en Thaïlande, prévenant de conséquences "négatives" entre Washington et Bangkok, deux pays alliés.

"Il n'y pas de justification à ce coup d'Etat militaire", affirme John Kerry

© AFP

"Il n'y a pas de justification à ce coup d'Etat militaire", a dénoncé M. Kerry, appelant au "rétablissement immédiat d'un gouvernement civil" et au "retour de la démocratie".

"Cette action aura des implications négatives sur la relation entre les Etats-Unis et la Thaïlande, en particulier pour notre relation avec les forces armées thaïlandaises", a-t-il mis en garde.

Comme l'avait annoncé plus tôt le Pentagone, les Etats-Unis "réexaminent" leur assistance militaire avec Bangkok, selon John Kerry.

L'influente armée thaïlandaise entretient des relations historiques très étroites avec Washington et les deux pays sont liés par un traité militaire.

M. Kerry s'est dit "déçu par la décision de l'armée thaïlandaise de suspendre la Constitution et de prendre le contrôle du gouvernement".
Son ministère, le département d'Etat, avait encore affirmé mercredi que l'imposition de la loi martiale en Thaïlande était une mesure "temporaire" et qu'il n'y avait pas de coup d'Etat en cours.

Le terme "coup d'Etat" a son importance, car lorsque l'administration américaine déclare que tel ou tel gouvernement démocratique a été renversé de la sorte, le Congrès impose alors de fortes restrictions en termes d'aide financière bilatérale.

Le secrétaire d'Etat a aussi appelé à la "libération" des dirigeants politiques thaïlandais arrêtés jeudi et demandé le "respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales" dans cette monarchie constitutionnelle qui a connu -- avec le coup d'Etat de jeudi -- 19 coups d'Etat réussis ou avortés depuis 1932.

L'armée thaïlandaise a pris le pouvoir jeudi et suspendu la plupart des libertés individuelles après sept mois de crise politique et de manifestations qui s'étaient soldés par une impasse.

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