Il n'y aura pas de second référendum sur le Brexit

09/07/16 à 12:33 - Mise à jour à 12:33

Source: Afp

Le gouvernement britannique a répondu samedi au plus de quatre millions de citoyens qui ont signé une pétition pour appeler à l'organisation d'un second référendum après celui du 23 juin, en leur signifiant qu'il n'y aurait pas de second vote.

Il n'y aura pas de second référendum sur le Brexit

© Reuters

Chaque signataire de la pétition a reçu un email signé par le ministère des Affaires étrangères et dans lequel on peut lire que "le gouvernement a répondu à la pétition que vous avez signée".

Cette pétition appelait "le gouvernement à appliquer une règle qui veut que si un vote en faveur du maintien ou de la sortie (de l'UE) est basé sur moins de 60% des votants avec un taux de participation inférieur à 75%, alors il doit y avoir un autre référendum". "Comme le Premier ministre l'a dit clairement dans sa déclaration devant la chambre des Communes le 27 juin, le référendum a été l'exercice démocratique le plus important de l'histoire britannique avec plus de 33 millions de personnes qui se sont prononcées", indique la réponse du gouvernement.

"Le Premier ministre et le gouvernement ont dit clairement qu'il s'agissait d'un vote unique pour une génération et (..) que la décision devait être respectée. Nous devons maintenant préparer le processus de sortie de l'UE et le gouvernement est déterminé à garantir le meilleur résultat possible pour le peuple britannique dans ces négociations", conclut ce message.

Le 23 juin dernier, 17,4 millions de Britanniques ont voté en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (soit 51,9%) contre 16,1 millions ayant voté pour le maintien dans l'UE. La participation a été de 72,2%.

Ce vote a entraîné la démission du Premier ministre David Cameron dont le successeur sera désigné le 9 septembre. La secrétaire d'Etat Andrea Leadsom et la ministre de l'Intérieur Theresa May vont être départagées par le vote des membres du parti conservateur pour lui succéder.

La nouvelle Premier ministre aura la responsabilité d'activer l'article 50 du traité de Lisbonne qui régit la procédure de divorce avec l'UE et donne un délai de deux ans pour que cette séparation soit finalisée.

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