Hosni Moubarak en détention... et aux soins intensifs

13/04/11 à 08:38 - Mise à jour à 08:38

Source: Le Vif

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak a été placé en détention pour une période de quinze jours. En cause: les violences perpétrées contre les manifestants pendant le soulèvement de janvier et février. Mais Moubarak aurait fait une crise cardiaque mardi soir, et se trouverait actuellement en soins intensifs.

Hosni Moubarak en détention... et aux soins intensifs

© Epa

L'ex-président égyptien Hosni Moubarak a été placé en détention pour 15 jours dans le cadre d'une enquête sur l'usage de la violence contre des manifestants, a annoncé mercredi le porte-parole du procureur général. Le porte-parole a aussi confirmé une information de la télévision selon laquelle une mesure similaire a visé ses deux fils dans le cadre de la même enquête.

Dans un communiqué mis en ligne sur une page facebook du Parquet, le porte-parole indique que le procureur général Abdel Maguid Mahmoud a ordonné la mise en "détention pour 15 jours" de M. Moubarak et ses deux fils "dans le cadre de l'enquête" sur l'usage de la violence contre les manifestants pendant le soulèvement de janvier et février.

On apprend en même temps que Hosni Moubarak a été placé mardi en soins intensifs dans un hôpital du Sinaï, après avoir été victime d'une crise cardiaque, a rapporté l'agence officielle Mena.

L'état de santé de l'ex-président égyptien est "instable", a annoncé l'agence officielle Mena en citant une source médicale à l'hôpital de Charm el-Cheikh où il a été admis. "L'équipe médicale suit son état de près", a-t-elle ajouté.

"L'ancien président a été placé en soins intensifs à l'hôpital international de Charm el-Cheikh après avoir souffert d'une crise cardiaque", a annoncé l'agence. La télévision d'Etat avait annoncé auparavant que Moubarak avait été victime d'une crise cardiaque pendant un interrogatoire.

Agé de 82 ans, Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par la rue le 11 février, était en résidence surveillée à Charm el-Cheikh. Il était interrogé dans le cadre d'une enquête sur des affaires de corruption et sur les violences qui ont fait environ 800 morts lors de la révolte de janvier et février.

Le Vif.be, avec Belga

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