Hollande victorieux, Sarkozy redevient un Français comme les autres

06/05/12 à 21:25 - Mise à jour à 21:25

Source: Le Vif

La gauche a savouré dimanche le "bonheur" de la victoire de François Hollande, tandis que Nicolas Sarkozy annonçait qu'il redevenait "un Français parmi les Français" après avoir déclaré à des responsables de l'UMP qu'il ne mènerait pas la bataille des législatives.

Hollande victorieux, Sarkozy redevient un Français comme les autres

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Le porte-parole du PS Benoît Hamon a exprimé son "très grand bonheur" devant une victoire qui "met fin à 17 ans de règne de la droite à l'Elysée" et à "la parenthèse du sarkozysme". Pour la première secrétaire Martine Aubry, ce n'est pas la victoire "d'un camp contre l'autre mais la victoire de la France".

Alors que les réactions à gauche se multipliaient dès les premières estimations connues, les principaux responsables de la majorité sortante se sont réunis à l'Elysée peu avant 19h00 pour analyser la défaite de Nicolas Sarkozy. Le président sortant les a exhortés à "ne pas se diviser" afin de "gagner la bataille des législatives", annonçant qu'il ne mènerait "pas cette campagne", ont rapporté des participants.

"Je porte toute la responsabilité de cette défaite", a ensuite déclaré M. Sarkozy à la Mutualité, ajoutant: "Je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français".

Se tournant également vers les élections législatives des 10 et 17 juin, Benoît Hamon a souligné "la nécessité de donner à François Hollande une majorité large de gauche avec laquelle il pourra gouverner".

Harlem Désir, numéro deux du PS, a salué "la victoire de l'espoir et du rassemblement sur la peur et l'esprit de division", jugeant qu'"avec François Hollande, c'est la République qui est de retour" et "c'est la fin de l'arrogance".

"Ca va être dur quand même de redresser ce pays", s'est exclamé le sénateur PS David Assouline. Mais "c'est d'autant plus un bonheur qu'on va pouvoir faire la France ensemble et pas les uns contre les autres", a-t-il ajouté.

Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, a salué "une chance pour la France, pour l'écologie, la justice sociale et la démocratie".

A droite, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a appelé à la "mobilisation générale pour les législatives". "Nicolas Sarkozy a fait une magnifique campagne", "le tsunami anti-Sarkozy n'a pas eu lieu", a estimé le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.

Les responsables de l'UMP ont commencé à tirer les conséquences de la défaite pour leur parti. Anticipant des divisions, l'ancien ministre Christian Estrosi a averti que "personne ne doit remettre en cause la légitimité de Jean-François Copé" à la tête de l'UMP. "Il faudra une reconstruction en profondeur", a estimé le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez. L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a estimé qu'il fallait "constituer une grande force d'opposition républicaine", qui doit être "unie" mais "diverse".

L'un des secrétaires nationaux, David-Xavier Weiss, a pronostiqué que "le centre de gravité" de l'UMP sera "recentré", car "les stratégies plus que droitières animées notamment par Patrick Buisson", conseiller controversé de Nicolas Sarkozy, "se sont avérées un échec total", selon lui.

Avec Belga

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