Hollande : la fraude, les paradis fiscaux et les ministres rebelles en ligne de mire

10/04/13 à 14:48 - Mise à jour à 14:48

Source: Le Vif

Moralisation de la vie politique, lutte contre la fraude fiscale, politique budgétaire... François Hollande s'est exprimé en sortie du conseil des ministres ce mercredi. Il en a profité pour remettre trois de ses ministres à leur place.

Hollande : la fraude, les paradis fiscaux et les ministres rebelles en ligne de mire

© Reuters

Le président français l'avait promis : des mesures seront prises en faveur de la transparence et contre les paradis fiscaux. Une semaine après sa précédente intervention suite à l'affaire Cahuzac, François Hollande s'est à nouveau exprimé aujourd'hui, à la sortie de du conseil des ministres et en a profité pour reprendre les rênes après une semaine mouvementée au sein du gouvernement français.

Pour une moralisation et contre la fraude fiscale

En réaction aux aveux de son ancien ministre du Budget et aux révélations du nom de milliers de propriétaires de comptes offshore (notamment dans l'entourage direct du président), le président socialiste a affirmé sa volonté de moraliser la vie politique. Celui qui se voulait être un Président normal veut repenser les règles de publication des patrimoines des élus, mais aussi des hauts responsables publics et créer un parquet financier chargé tout spécialement des affaires de corruption et fraude fiscale. Les paradis fiscaux sont également en ligne de mire : une liste des pays refusant de coopérer pleinement avec la France sera établie chaque année.

Pas d'austérité et un objectif budgétaire maintenu

Profitant de son intervention, le Président de la République a également remis à leur place trois de ses ministres (Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et l'écologiste Cécile Duflot) qui ont récemment remis en cause la politique budgétaire menée par la France. Une politique "qui n'est pas l'austérité", estime le chef de l'État et un cap qui est maintenu. Celui d'atteindre un déficit public à 3 % en 2014, conformément aux exigences européennes. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement progressif, estimait hier que le sérieux budgétaire était "absurde et dangereux".

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