Hollande aux Etats-Unis : les journalistes français se font remonter les bretelles

12/02/14 à 10:49 - Mise à jour à 10:49

Source: Le Vif

C'est ambiance colonie de vacances à Washington dans le groupe de journalistes français qui suit le président François Hollande en visite aux États-Unis. De quoi agacer le service de sécurité de la Maison Blanche.

Hollande aux Etats-Unis : les journalistes français se font remonter les bretelles

© Twitter

En visite aux États-Unis, François Hollande est suivi par une flopée de journalistes français venus suivre l'évènement. Et c'est un peu une ambiance de colonie de vacances qui règne parmi les reporters qui sont plus excités par la visite de la Maison Blanche que par les enjeux politiques de cette visite officielle.

Sur Twitter, on peut ainsi suivre le voyage de plusieurs journalistes (Le Monde,Le Figaro, TF1, etc.) qui n'hésitent pas à partager des photos d'eux derrière le pupitre du porte-parole de la Maison Blanche ou des "selfies" dans le bureau ovale avec les deux présidents en arrière-plan.

Parmi cette cacophonie, la seule française qui semble garder les pieds sur Terre est la correspondante de Canal +, Laurence Haim, habituée aux conférences de presse à la Maison Blanche.

Consternée, elle ne manque pas de relater de son côté le manque de sérieux de ses collègues. "Les conseillers de la Maison Blanche n'apprécient pas du tout les selfies des journalistes français dans le bureau ovale..."ça ne se fait pas"", a-t-elle commenté sur Twitter.

Ils avaient déjà pourtant été rappelés à l'ordre à l'entrée selon ses dires. "La Maison Blanche donne consignes de calme à la presse française avant de rentrer dans bureau ovale", avait-elle twitté quelques heures plus tôt.

Un comportement qui a également été critiqué par la presse américaine et par la twittosphère en France qui reproche aux journalistes de ne pas faire leur boulot.

"Un tourisme journalistique" que Rue 89 ne manque de souligner en rappelant que la journaliste belge Charline Vanhoenacker avait déjà critiqué le manque de recul des journalistes français lors de la dernière campagne présidentielle.

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