Histoire du cyclisme colombien : la Vierge des coureurs, entre sport et religion (3/5)

28/07/17 à 10:20 - Mise à jour à 10:21
Du LeVif/l'Express du 28/07/17

D'un côté, la mystique doloriste d'un sport qui exalte la souffrance comme une vertu. De l'autre, l'âme torturée d'un pays où la foi catholique se donne en spectacle. En Colombie, les champions cyclistes manient avec la même ferveur les gros braquets et les scapulaires.

Le directeur sportif vient d'achever son briefing, et le départ doit être donné dans quarante minutes. Alors, le dossard 44 profite du répit qu'autorise la vie de coureur cycliste dans les instants qui précèdent une course. Il s'éloigne du minibus de l'équipe pour se diriger vers l'église, sur la place principale de la petite ville de Roldanillo. Inutile de pousser la lourde porte en bois, le lieu est grand ouvert, comme chaque matin, offrant sa pénombre au regard des passants. Après avoir posé son vélo contre une colonne de pierre, le cycliste retire son casque. Il s'agenouille sur l'avant-dernier banc, en maillot et cuissard. Il joint les mains, et se met à prier, adressant au ciel des louanges connues de lui seul, dans l'intimité d'un dialogue avec le Très-Haut.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 4 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires