Histoire du cyclisme colombien: ascensions cyclistes, ascension sociale (2/5)

20/07/17 à 09:27 - Mise à jour à 09:28
Du LeVif/l'Express du 14/07/17

En Colombie, le vélo n'est pas qu'un sport. C'est aussi une planche de salut, un moyen d'échapper à la pauvreté, dans un pays parmi les plus inégalitaires au monde. Mais avant de rivaliser avec l'idole Nairo Quintana, les embûches sont nombreuses.

Il s'appelle Ullrich. Prénom en trompe-l'oeil : le garçon n'a pas grandi sur les bords du Rhin, mais en Amérique latine, à Cali, l'un des foyers les plus ardents de la salsa. Ullrich Quintero a 19 ans, la peau brune et les yeux légèrement en amande. Ses parents l'ont baptisé de la sorte car, quelques semaines avant sa naissance, un rouquin de Rostock venait de remporter le Tour de France, imposant sa force brute aux poids plumes Virenque et Pantani. C'était en 1997. Le colosse s'appelait Jan Ullrich. Depuis, de l'érythropoïétine a coulé dans les veines du peloton. La star allemande est devenue paria et son nom évoque la période noire du dopage à grande échelle. Quant à son homonyme colombien, il a mûri. Le nourrisson de 1997 s'est affranchi de son encombrant tuteur, mais pas des promesses que charriait son baptême. Il rêve aujourd'hui de devenir, à son tour, cycliste professionnel.
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