Greenpeace : les militants devant le tribunal, Poutine et les Pays-Bas s'en mêlent

26/09/13 à 12:07 - Mise à jour à 12:07

Source: Le Vif

Un tribunal russe doit statuer ce jeudi sur un éventuel maintien en détention de 30 militants de Greenpeace, accusés de "piraterie", après une action contre une plate-forme pétrolière du géant Gazprom en Arctique.

Greenpeace : les militants devant le tribunal, Poutine et les Pays-Bas s'en mêlent

© AFP

L'audience a débuté vers 8 h, heure belge, dans un tribunal de Mourmansk (nord-ouest de la Russie) où les membres de l'ONG ont été emmenés à terre après le remorquage de leur navire, l'Arctic Sunrise, par les forces de sécurité russe. Les activistes, issus de 18 pays (dont les États-Unis, la France, la Suisse, la Finlande, la Grande-Bretagne, la Pologne et la Russie) ont été interrogés par les autorités russes, en présence d'un avocat et parfois d'un diplomate de leur pays, a rapporté le porte-parole de Greenpeace, Aaron Gray-Block.

Le Comité d'enquête russe a d'ores et déjà prévenu dans un communiqué qu'il allait demander à ce que les militants soient maintenus en détention. De son côté, Vladimir Poutine, approuve cette arrestation : "Ces gens ont enfreint le droit international", a-t-il déclaré au cours d'un forum sur l'Arctique à Salekhard (Grand Nord).

Mais le président russe reconnait qu'"il est absolument clair que ce ne sont pas des pirates". "Mais ils ont tout de même tenté de s'emparer de la plateforme", a-t-il ajouté. L'accusation pourrait donc être requalifiée.

Les Pays-Bas demandent la libération immédiate de l'équipage

Le bateau de Greenpeace bat pavillon néerlandais et "conformément au droit maritime, les Pays-Bas ont demandé aux autorités russes de libérer immédiatement le navire et son équipage", a indiqué le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, dans un courrier adressé mercredi au Parlement russe. Il a également demandé d'expliquer pourquoi les autorités des Pays-Bas n'avaient pas été informées alors que l'Arctic Sunrise navigue sous les couleurs de ce pays.

Le gouvernement néerlandais envisage d'engager une "procédure légale (contre l'arrestation de l'équipage) y compris devant le Tribunal international de l'ONU pour le droit de la Mer" en fonction des informations que fournira Moscou sur les charges retenues, a indiqué M. Timmermans.

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