Grèce : la droite, en tête, peut s'allier aux socialistes

17/06/12 à 21:29 - Mise à jour à 21:29

Source: Le Vif

La Nouvelle Démocratie (droite) est arrivée en tête des législatives grecques de dimanche mais sans majorité, avec 29,66% des voix soit 129 sièges au parlement, suivi par la gauche radicale du Syriza et le Pasok socialiste, selon le décompte officiel de 99,84% des suffrages rendu publics par le ministère de l'Intérieur.

Grèce : la droite, en tête, peut s'allier aux socialistes

© Image Globe

Derrière la Nouvelle Démocratie arrive le parti SYRIZA qui a conquis 26,89% des voix et une projection en sièges de 71. Les socialistes du PASOK arrivent en troisième position avec 12,28% des voix et une projection en sièges de 33. A la 4e place, il y a la droite nationaliste de Grecs Indépendants (7,51% - 20 sièges), puis viennent les néonazis d'Aube Dorée avec 6,92% et 18 sièges. La Gauche démocratique (Dimar) fait 6,25% (6 sièges) et le KKE (communiste) 4,5% (12 sièges).

Ces résultats contraindront le pays à se chercher un gouvernement de coalition.

Alors que le dirigeant de la droite, Antonis Samaras, prône "une renégociation" du plan de rigueur, imposé au pays depuis deux ans par les créanciers, UE et FMI, son adversaire de Syriza, Alexis Tsipras, veut "l'annulation" de ce plan et l'adoption de "plus de mesures de croissance" afin de relancer l'économie, plongé dans une grave récession, pour la cinquième année consécutive.


Selon le ministère de l'Intérieur, "les partis qui seront représentés au parlement seront au nombre de sept, comme lors du précédent scrutin le 6 mai", qui n'avait pas réussi à dégager de majorité nécessaire pour un gouvernement de coalition, contraignant le pays à retourner aux urnes.


"Les deux premiers partis, la droite et le Syriza ont renforcé leur score par rapport au dernier scrutin", selon le ministère.


Dora Bakoyannis, ex-ministre conservatrice des Affaires étrangères, avait revendiqué la victoire pour Nouvelle Démocratie, après l'annonce des estimations officielles du ministère de l'Intérieur. "Nous sommes le premier parti, l'heure (...) est venue de former un gouvernement d'union nationale pour sortir de la crise", a commenté devant les télés Dora Bakoyannis.


LeVif.be, avec Belga

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