Grèce: double meurtre devant le local du parti néonazi Aube dorée

03/11/13 à 10:59 - Mise à jour à 10:59

Source: Le Vif

Deux jeunes ont été tués et un troisième blessé devant le local du parti néonazi Aube dorée, près d'Athènes, dans la nuit de vendredi à samedi. La police grecque soupçonne des groupes extrémistes d'être à l'origine du crime.

Grèce: double meurtre devant le local du parti néonazi Aube dorée

© Image Globe

Par l'Express.fr

Crime politique ou fait-divers classique? Deux jeunes hommes ont été tués et un troisième blessé vendredi soir près d'Athènes par des coups de feu tirés devant un local du parti néonazi grec Aube dorée. Un incident qui intervient un mois et demi après l'assassinat d'un musicien antifasciste par un membre de ce parti.

Les deux victimes sont âgées de 22 et 27 ans et leur appartenance à Aube dorée a été revendiquée par plusieurs responsables de cette formation politique, dont son porte-parole Ilias Kasidiaris. Un troisième homme de 29 ans, grièvement blessé, se trouvait toujours hospitalisé samedi dans un état sérieux.

Les coups ont été tirés par un homme casqué, accompagné d'un complice, qui ont garé leur moto à proximité du local du parti néonazi avant de se diriger à pied vers leurs cibles. Ils ont ensuite pris la fuite sur cette même moto.

Des groupes extrémistes à l'origine du crime?

La piste d'un crime perpétré par l'un des groupes extrémistes grecs auteurs d'autres attaques contre des cibles politiques était examinée samedi par les policiers. Les enquêteurs examinent "toutes les pistes et notamment celles liant les faits à des groupes extrémistes qui ont revendiqué ces dernières années des attaques" contre des cibles politiques et institutionnelles en Grèce, a indiqué l'un des enquêteurs.
Des attentats contre des cibles diplomatiques, judiciaires, des services publics ou des agences bancaires sont fréquents en Grèce. Ils ne font généralement pas de victimes et sont revendiqués par des groupes à la rhétorique "révolutionnaire".
Les derniers attentats mortels remontent à 2009, lorsqu'un policier avait été tué en pleine rue à Athènes par trois inconnus ayant fait feu à de nombreuses reprises et à 2010 lors de l'assassinat d'un journaliste tué d'une quinzaine de balles à son domicile. Ces crimes avait été revendiqués par "La secte des révolutionnaires", un mouvement extrémiste qui depuis a rarement fait parler de lui.

Le même type d'arme qu'une précédente affaire

Le groupe le plus visible ces derniers mois, qui a revendiqué notamment un attentat à la bombe contre la voiture de la directrice de la prison d'Athènes, se nomme "Conspiration des Cellules de feu".

Plusieurs médias notaient que l'arme utilisée dans le double meurtre de vendredi soir était du même type que celle qui a tué le policier en 2009: un pistolet Zastava, arme de fabrication serbe. La police a indiqué avoir retrouvé sur les lieux du crime douze balles de 9mm. Les deux jeunes gens tués ont reçu trois balles chacun, dans la tête et le thorax. L'un d'eux est mort sur le coup tandis que le second a succombé à ses blessures après avoir été hospitalisé.


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