Giacometti, un ancien conseiller de Sarkozy, a été inculpé

29/09/15 à 21:26 - Mise à jour à 21:26

Source: Belga

Un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Pierre Giacometti, patron d'une société de conseil soupçonné d'avoir été favorisé lors de commandes de sondages par la présidence française, a été inculpé mardi, a appris l'AFP auprès de son avocat et de source judiciaire.

Giacometti, un ancien conseiller de Sarkozy, a été inculpé

Pierre Giacometti © AFP

L'enquête porte sur la régularité des contrats conclus sous le quinquennat Sarkozy (2007-2012) entre le palais présidentiel de l'Elysée et neuf instituts de sondage, dont la société Giacometti-Peron.

Le cabinet de conseil de Pierre Giacometti avait obtenu des contrats auprès de la présidence pour 2,5 millions d'euros entre 2007 et 2012, selon les chiffres de l'association de lutte contre la corruption Anticor, qui a déposé plainte. L'avocat de M. Giacometti a confirmé une somme d'"un peu plus de deux millions d'euros sur cinq ans".

Il s'agit de la deuxième mise en examen d'un proche de l'ex-président après celle intervenue fin juillet de Patrick Buisson, influent conseiller venu de l'extrême droite et patron du cabinet d'études Publifact. Ce dernier est accusé de recel de favoritisme, abus de biens sociaux et détournement de fonds publics par un particulier.

En ce qui concerne Pierre Giacometti, "il n'est absolument pas mis en cause pour un quelconque détournement de fonds publics", a souligné son avocat, évoquant un "délit formel" en raison du "non-respect par l'Élysée à l'époque du code des marchés publics".

Anticor avait porté plainte en arguant que certains des sondages commandés n'avaient rien à voir avec la fonction présidentielle, citant notamment une enquête sur la perception par les Français de la liaison entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, l'ex-mannequin devenue sa troisième épouse.

Plusieurs autres anciens proches collaborateurs de l'ex-président ont été entendus début juin dans le cadre de l'enquête, sans qu'aucune charge soit retenue contre eux. M. Sarkozy est pour sa part protégé par son immunité présidentielle dans cette affaire puisqu'il était en poste à l'Elysée au moment des faits.

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