Gaza: l'ONU se prononce sur l'envoi d'enquéteurs

18/05/18 à 10:21 - Mise à jour à 10:21

Source: Afp

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU se réunit vendredi en session extraordinaire pour décider de l'envoi d'enquêteurs internationaux après la mort de dizaines de Palestiniens lors de heurts avec l'armée israélienne à la frontière de la bande de Gaza.

Gaza: l'ONU se prononce sur l'envoi d'enquéteurs

© Reuters

Le projet de résolution, présenté devant le Conseil par le Pakistan au nom de l'Organisation de la Coopération Islamique et sur lequel les 47 Etats membres de l'ONU vont se prononcer, demande l'envoi en "urgence d'une commission d'enquête internationale indépendante".

Cette réunion extraordinaire a été demandée un peu plus tôt cette semaine par "la Palestine et les Emirats arabes unis, au nom des pays arabes", a informé l'ONU.

Elle a été soutenue par 51 pays dont, outre les pays arabes, la Chine, la France, le Brésil, la Suède, la Belgique, l'Irlande, la Suisse, l'Iran, l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Mexique, le Portugal ou encore l'Espagne.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad al Hussein, doit prendre la parole à 10H00 (08H00GMT).

Les 47 Etats membres du Conseil débattront ensuite du projet de résolution qui demande à l'ONU d'enquêter sur "toutes les violations des droits de l'Homme et du droit international humanitaire" à Jérusalem-Est et Gaza, "dans le contexte des assauts militaires menés lors des grandes manifestations civiles qui ont commencé le 30 mars 2018".

Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis le 30 mars près de la frontière pour la "Marche du retour", qui revendique le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948.

Les forces israéliennes ont tué lundi près de 60 manifestants palestiniens et blessé 2.500 autres, lors de protestations massives le long de la barrière de sécurité séparant Israël de la bande de Gaza, faisant de cette journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis 2014.

Israël a justifié l'usage de la force contre les manifestants par la nécessité de défendre la barrière de sécurité et d'empêcher l'infiltration de Palestiniens.

Ces protestations ont coïncidé avec l'inauguration lundi à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis en Israël.

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