Fusillade en Californie: Obama envisage la piste terroriste

03/12/15 à 18:41 - Mise à jour à 20:07

Source: Belga

Le président américain Barack Obama a déclaré jeudi que les motivations des auteurs de la sanglante fusillade perpétrée la veille à San Bernardino (Californie) étaient encore inconnues, jugeant que la piste terroriste était "possible".

Fusillade en Californie: Obama envisage la piste terroriste

© REUTERS

"A ce stade, nous ne savons pas pourquoi cet événement terrible s'est produit", a déclaré M. Obama depuis le Bureau ovale en présence de son Conseil de sécurité nationale.

"Nous savons que les deux individus qui ont été tués étaient équipés d'armes et avaient semble-t-il accès à d'autres armes à leur domicile", a-t-il ajouté. "Mais nous ne savons pas pourquoi ils l'ont fait, nous ne connaissons pas leurs motivations".

"Il est possible que ce soit lié au terrorisme mais nous ne savons pas. Il est aussi possible que ce soit lié au lieu de de travail", a-t-il poursuivi, précisant que le FBI était en charge de l'enquête.

Cette fusillade, qui a fait au moins 14 morts, a été menée par un couple lourdement armé qui a ensuite été abattu par la police.

Douze engins explosifs artisanaux ont été retrouvés au domicile du couple.

Trois autres engins explosifs artisanaux reliés entre eux et actionnables à distance ont aussi été retrouvés dans le bâtiment visé par les tueurs. Mais ces engins n'ont finalement pas explosé, a précisé le chef de la police locale, Jarrod Burguan, lors d'une conférence de presse.

"Beaucoup trop tôt" pour spéculer sur les motivations (FBI)

Il est "beaucoup trop tôt" pour spéculer sur les motivations du couple qui a tué 14 personnes mercredi à San Bernardino en Californie, a affirmé jeudi David Bowdich, un responsable du FBI de Los Angeles, lors d'une conférence de presse.

"Ce serait irresponsable de ma part d'appeler cela du terrorisme", a-t-il ajouté en indiquant que la police fédérale définissait "très précisément" le terme "terrorisme". Cette fusillade est très atypique car elle ressemble à la fois à un accès de rage contre des collègues de travail et à une attaque terroriste.

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