Fusillade dans la Somme: le meurtrier présumé avait 2,28 g d'alcool par litre de sang

26/08/15 à 18:57 - Mise à jour à 21:23

Source: Belga

L'auteur présumé de la tuerie qui a fait quatre morts et trois blessés mardi dans un camp de nomades à Roye, dans le nord de la France, était fortement alcoolisé lors des faits, selon les autorités judiciaires qui restent prudentes sur ses motivations.

Fusillade dans la Somme: le meurtrier présumé avait 2,28 g d'alcool par litre de sang

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Issu de la communauté des gens du voyage, l'homme, âgé de 73 ans et dont l'identité n'a pas été divulguée, a abattu avec un fusil de chasse trois membres d'une même famille, une femme de 19 ans, sa fille de neuf mois et son beau-père, ainsi qu'un gendarme de 44 ans.

Il "avait 2,28 g d'alcool dans le sang" et, lors de son placement en garde à vue, "a refusé de s'expliquer sur les faits", a indiqué à la presse mercredi le procureur d'Amiens, Bernard Farret.

Coup de folie sous le coup de l'ivresse ou acte délibéré, les motivations du suspect, qui était dépourvu d'antécédents judiciaires, restent encore floues à ce stade pour les enquêteurs.

Interrogé sur ses mobiles possibles, le procureur Farret a évoqué l'hypothèse d'un "différend" survenu l'an dernier avec la famille visée mardi. A l'époque, l'incident "a donné lieu à une intervention de la gendarmerie", sans donner lieu à des poursuites, a-t-il ajouté.

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s'était rendu mardi soir à Amiens pour rencontrer les blessés et les familles des victimes, a dénoncé mercredi une "violence ordinaire, inacceptable, abjecte".

Selon le procureur Farret, le forcené a tiré une trentaine de coups de feu mardi soir à l'intérieur du camp puis sur les gendarmes intervenus sur place, qui l'ont neutralisé en ripostant, lui infligeant des blessures par balles.

La dernière flambée de violences dans un camp de gens du voyage s'était produite en 2010 à Saint-Aignan, avec la mort d'un gitan tué par un gendarme lors d'un contrôle auquel il avait tenté de se soustraire. Le surlendemain, quelques dizaines d'hommes de la communauté des gitans sédentarisés s'en étaient pris à la gendarmerie de Saint-Aignan.

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