Fusillade à Charlie Hebdo: où en est l'enquête ?

07/01/15 à 18:58 - Mise à jour à 18:57

Source: Belga

Mercredi vers 11h30, deux individus habillés de noir et munis d'armes automatiques de type fusil d'assaut ou kalachnikov ont stationné leur Citroën C3 devant les locaux de Charlie Hebdo, a détaillé le procureur. Ils sont entrés dans le bâtiment et ont demandé où se trouvait la rédaction de l'hebdomadaire. Après avoir obtenu l'information, ils ont directement abattu l'une des deux personnes présentes à l'accueil.

Ils se sont ensuite dirigés vers la salle de rédaction, où ils ont tiré en rafale, tuant 10 personnes dont un policier qui assurait la protection du dessinateur Charb et un invité. Ils sont repartis en criant "Allah akbar" - Dieu est le plus grand - et ont fui avec leur véhicule. Quelques centaines de mètres plus loin, ils se sont trouvés face à une patrouille et un échange de coups de feu a éclaté sans faire de blessé. Ils ont ensuite croisé une patrouille à vélo et il y a eu un nouvel échange de tirs, également sans blessé. Plus loin dans leur fuite, ils sont tombés sur une troisième patrouille.

Lors de cette dernière fusillade, un agent a été touché avant d'être froidement abattu. Selon certains témoins, trois auteurs se trouvaient à bord du véhicule qui a violemment percuté une VW Touran, blessant sa conductrice. Ils ont encore continué leur route avant d'abandonner leur voiture dans le XIXe arrondissement, où ils ont braqué le conducteur d'une Renault Clio pour prendre la fuite.

Le procureur Molins n'a pas donné davantage de détails sur la traque des auteurs pour préserver l'enquête et a fait appel à "la responsabilité des médias". Le magistrat a rappelé que les témoins éventuels étaient invités à se manifester via le 08 05 02 17 17. Le parquet de Paris a activé la cellule de crise terrorisme, qui permet de mobiliser jusqu'à 20 magistrats. Les autopsies seront pratiquées jeudi matin. La liste des victimes est en cours de transmission au ministère de la Justice, qui pourra dès lors activer l'aide aux victimes et saisir le préfet du département pour les accompagner dans leurs démarches.

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