France: rapprochement entre Copé et Fillon, sous pression de Sarkozy

27/11/12 à 19:41 - Mise à jour à 19:41

Source: Le Vif

La bataille rangée depuis dix jours au sein de la première formation d'opposition française pour le poste de chef du parti UMP semblait mardi soir en voie d'apaisement, après un début de rapprochement entre les camps Copé et Fillon, imposé par Nicolas Sarkozy, son ex-patron.

France: rapprochement entre Copé et Fillon, sous pression de Sarkozy

© Image Globe

L'ex-chef d'Etat, très discret depuis son échec à la présidentielle en mai, "est excédé par l'image dévastatrice du spectacle" donné par l'UMP (Union pour un mouvement populaire, droite) depuis l'élection controversée du 18 novembre, a affirmé un de ses proches sous couvert d'anonymat.

Les deux protagonistes du conflit qui met en péril l'UMP, Jean-François Copé et François Fillon, se sont rencontrés mardi après-midi. Le premier, qui refusait tout nouveau scrutin, et le second, qui le réclamait, semblent être désormais d'accord sur l'organisation d'un référendum en décembre ou en janvier pour demander à leurs militants s'ils veulent une nouvelle élection.

Au-delà du poste de patron du premier parti d'opposition au socialiste François Hollande, l'enjeu vise surtout pour MM. Copé et Fillon l'obtention d'un tremplin pour la prochaine élection présidentielle de 2017.

Dans la seule journée de mardi, Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP sortant et déclaré nouveau président par des instances internes controversées, est passé du refus d'un nouveau scrutin, jugé incompatible avec les statuts de l'UMP, à l'offre d'un référendum sur celui-ci.

Parallèlement, François Fillon, ex-Premier ministre, a annoncé la création d'un nouveau groupe de députés, baptisé Rassemblement-UMP, pour finir par l'acceptation du référendum, sous réserve qu'il soit organisé "avec des garanties strictes d'impartialité".

Il avait entre-temps pris soin de dire que son nouveau groupe serait dissous dès qu'une nouvelle élection serait convoquée.

Les statuts de Rassemblement-UMP devaient être déposés mardi soir sur le bureau de l'Assemblée nationale. Mais "rien n'est irréversible", a souligné l'un des proches de l'ex-Premier ministre, Jérôme Chartier.

Belga

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