France : Hulot assure n'avoir "aucun regret"

13/07/11 à 11:56 - Mise à jour à 11:56

Source: Le Vif

Vaincu par Eva Joly au second tour de la primaire d'Europe Ecologie, Nicolas Hulot accepte sa défaite et réfléchit à son avenir politique.

France : Hulot assure n'avoir "aucun regret"

© Reuters

Le second tour de la primaire d'Europe Ecologie a rendu son verdict. Avec 41,34% des voix pour Nicolas Hulot contre 58,16% pour Eva Joly, le score est sans appel. L'ex-animateur de TF1 a donc choisi de s'incliner devant les résultats.

"Toute expérience est enrichissante", "il n'y a pas de regrets à avoir", a-t-il dit sur RTL. "Les militants ont choisi très largement Eva Joly, à partir de là (...) on dit bravo, on dit respect mais moi je retrouve ma liberté absolue", a-t-il ajouté.

Viendra-t-il aux Journées d'été d'EELV à Clermont-Ferrand (18-20 août)? "A ce stade, il faut prendre de la distance, analyser des choses, saluer la victoire d'Eva, espérer que l'écologie politique remporte un succès", a-t-il déclaré, jugeant qu'il était "trop tôt" pour savoir s'il participerait à la campagne.

"Où est-ce que je suis le plus utile?", "est-ce que j'apporte quelque chose à Europe Ecologie-Les Verts? Est-ce qu'ils m'apportent quelque chose ? C'est la vraie question. Il faut y répondre tranquillement", "pas sous le coup de la tristesse", a-t-il souligné, parlant en "homme libre".

"Je ne cherche pas de job"

Mais il a répété n'avoir "qu'une parole" et qu'il ne ferait "rien qui contrarie la dynamique de cette campagne". Quant à un éventuel poste de ministre, "il y en a qui sont là pour ça", "moi je ne cherche pas un job".

Revenant sur les attaques subies pendant la campagne, l'ex-animateur d'Ushuaïa a répondu: "quand on a l'habitude de plonger avec des requins sans cage, il n'y a pas grand chose qui vous impressionne !"

Quant au seau d'épluchures reçu lors de la mobilisation contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes samedi, il a déclaré que "l'humilitation n'était pas là", soulignant: "Elle a été dans les heures qui ont suivi" car "pendant 36 heures, je n'ai pas reçu un message de soutien" de la part de "ceux dont je pense être proches".

"Ca m'a beaucoup peiné, blessé", a-t-il souligné, relevant avoir "même cru percevoir des petits sourires satisfaits".

Le Vif.be, avec L'Express.fr

Nos partenaires