France : agressé par des skinheads, un militant d'extrême gauche en état de mort cérébrale

06/06/13 à 10:10 - Mise à jour à 10:10

Source: Le Vif

Clément Méric, un militant d'extrême gauche de 18 ans se trouvait mercredi soir en état de mort cérébrale à la suite d'une agression "à connotation politique" commise en plein coeur de Paris par des skinheads.

France : agressé par des skinheads, un militant d'extrême gauche en état de mort cérébrale

© Image Globe

L'agression perpétrée vers 18 heures mercredi a été annoncée dans un communiqué par le Parti d'un Gauche affirmant que "l'horreur fasciste vient de tuer en plein Paris". "Violemment frappé au sol par un groupe de plusieurs militants d'extrême droite, manifestement du Groupe JNR (Jeune Nationaliste Révolutionnaire), laissé inanimé" Clément Méric "a été déclaré en état de mort cérébrale à l'hôpital de la Salpêtrière", a indiqué le Parti de Gauche.

Selon une source policière, une vente de vêtements privée était organisée mercredi rue Caumartin (IXe arrondissement) à laquelle assistaient plusieurs personnes, des jeunes gens pour la plupart, dont la victime qui était avec trois autres camarades.

Trois jeunes gens "de type skinhead" sont arrivés dans les lieux et il y a eu invectives, bousculades et échanges de mots entre ces deux groupes de jeunes, selon les premiers éléments de l'enquête confiée au 1er district de police judiciaire.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les skinheads sont sortis et ont attendu "avec des renforts" dehors, devant le magasin, ce groupe de quatre jeunes gens avec qui il y avait eu les échanges "très houleux". La victime, Clément, "a été frappée par l'un des skins qui avait un poing américain et a chuté sur la chaussée en heurtant un plot au passage".

Le jeune homme "se trouvait en état de mort cérébrale" a dit la source évoquant en l'état des investigations une "connotation politique" dans cette affaire "extrême droite contre extrême gauche". La victime est présentée de même source comme un jeune homme gravitant dans la mouvance d'extrême gauche anti-fasciste.

La version des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires Selon Serge Ayoub, leader des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR), "des jeunes qui ont le malheur d'avoir les cheveux trop courts et une marque de blouson qui déplait à d'autres ont été pris à partie par cinq militants d'extrême gauche qui leur ont promis de les massacrer à la sortie de la vente privée. Le service d'ordre de la vente privée en a été témoin. La sécurité a demandé aux jeunes d'extrême gauche de s'en aller. Au bout d'une demi-heure d'attente, la sécurité leur a proposé (aux autres jeunes, NDLR) de descendre en disant que cela s'était calmé", poursuit M. Ayoub.

"Quand ils sont descendus dans la cour - la vente se situait dans les étages -, les jeunes d'extrême gauche les attendaient. La sécurité est sortie une deuxième fois pour les accompagner dehors"."Un peu plus loin dehors, ces cinq jeunes hommes les attendaient encore. A ce moment-là, les jeunes d'extrême gauche ont porté les premiers coups, en tout cas il y a eu une bousculade", assure le leader des JNR. Selon lui, "les trois (militants d'extrême droite) n'avaient qu'une seule envie c'est de s'en aller, de partir".

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur fait part de sa "totale détermination à éradiquer cette violence qui porte la marque de l'extrême droite". Plusieurs rassemblements étaient prévus jeudi, dont l'un à 18 heures place Saint-Michel à Paris, à l'appel du Parti de Gauche, coprésidé par Jean-Luc Mélenchon.

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